TotalEnergies échappe à la surtaxe multinationale en 2025 faute de bénéfices en France
TotalEnergies échappe à la surtaxe multinationale en 2025

TotalEnergies exempté de la surtaxe sur les multinationales en 2025

Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a annoncé mercredi que son groupe ne sera pas soumis à la surtaxe sur les multinationales en 2025. Cette exemption s'explique par l'absence de bénéfices réalisés en France, une situation directement liée aux difficultés persistantes du secteur du raffinage en Europe.

Des pertes fiscales significatives en France

Lors de la présentation des résultats annuels, Patrick Pouyanné a précisé que les activités de raffinage en France ont connu un début d'année catastrophique, aggravé par des problèmes techniques. Ces défis sectoriels ont conduit à des pertes fiscales évaluées à 300 millions d'euros pour le groupe sur le territoire français.

« Ce n'est pas délibéré de notre part, on préférerait faire des profits en France et payer l'impôt sur les sociétés ainsi que la surtaxe », a déclaré le dirigeant. Il a ajouté : « S'il y a des pertes fiscales, il n'y a pas de surtaxe », soulignant ainsi le mécanisme fiscal qui exonère TotalEnergies de cette contribution exceptionnelle.

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Une taxe sur les rachats d'actions maintenue

Malgré cette exemption, TotalEnergies devra tout de même débourser environ 170 à 175 millions d'euros au titre de la taxe sur les rachats d'actions pour l'année 2025. Cette mesure fiscale distincte reste applicable malgré les difficultés rencontrées par le groupe dans ses activités françaises.

Le contexte de la surtaxe sur les multinationales

Le budget 2026, adopté début février, a reconduit pour la deuxième année consécutive la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises. Cette surtaxe d'impôt sur les sociétés cible spécifiquement les multinationales et devrait concerner environ 300 entreprises en 2026, avec des recettes attendues de 7,3 milliards d'euros pour l'État.

Pour être éligible à cette surtaxe, une entreprise doit générer un chiffre d'affaires d'au moins 1,5 milliard d'euros, ce qui exclut automatiquement les entreprises de taille intermédiaire (ETI) de son champ d'application.

Les contributions d'autres grands groupes français

Plusieurs multinationales françaises ont déjà communiqué leurs estimations pour 2025 :

  • LVMH : environ 700 millions d'euros
  • Vinci : 400 millions d'euros
  • Safran : entre 380 et 400 millions d'euros
  • L'Oréal : un peu plus de 250 millions d'euros
  • Hermès et Airbus : environ 300 millions d'euros chacun
  • Engie et Bouygues : 100 millions d'euros chacun

Ces chiffres illustrent l'impact significatif de cette mesure fiscale sur les grands acteurs économiques nationaux, alors que TotalEnergies bénéficie d'une exemption temporaire due à ses difficultés sectorielles spécifiques.

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