Un couple de Puilboreau révolutionne le snacking avec L'Encas
Une simple fringale pendant les fêtes de Bayonne en 2025 a changé le destin de Laurent et Élodie Naçabal, un couple de quadragénaires originaires de Puilboreau, près de La Rochelle en Charente-Maritime. En découvrant un distributeur automatique de burgers dans une boutique CBD, ils ont eu le déclic qui allait donner naissance à L'Encas, leur concept innovant de snack en libre-service.
Du rêve d'enfance à la réalité entrepreneuriale
« C'est son rêve depuis qu'il est tout petit d'avoir un commerce », confie Élodie Naçabal à propos de son mari. Pourtant, aucun des deux n'avait d'expérience dans la restauration. Laurent travaillait comme cadre dans un magasin de bricolage, tandis qu'Élodie, après vingt ans comme infirmière aux urgences, s'était reconvertie en directrice de crèches privées.
Leur formation HACCP, obtenue par Élodie pour la préparation des repas en crèche, s'est révélée précieuse pour leur nouveau projet. « On est partis de là en sachant ce qu'on voulait proposer : paninis, pasta box, boissons et pâtisseries américaines », explique Laurent.
Un emplacement stratégique en centre-ville
Le couple a trouvé l'emplacement idéal rue Albert-Ier, à deux pas de la place de Verdun au cœur de La Rochelle. La situation est particulièrement bien choisie :
- Au carrefour de plusieurs établissements scolaires
- À proximité du groupe Fénelon-Notre-Dame
- Près du lycée Dautet et du collège Fromentin
- Accessible aux salariés et habitants du quartier
Une offre attractive et des prix compétitifs
L'Encas propose une gamme de produits soigneusement sélectionnés :
- Paninis à 4,90 euros (dont le panini Nutella qui « cartonne »)
- Pasta box de 330g à 4,50 euros (bolognaise, carbonara, poulet au curry)
- Tiramisu de 130g à 2,50 euros
- Boissons et pâtisseries américaines
« On ne cherche pas forcément à gagner de l'argent, on veut déjà rentrer dans nos frais », assurent les deux gérants, qui n'ont pas délaissé leur activité principale mais consacrent désormais deux à trois heures par jour à leur entreprise.
Une gestion high-tech et familiale
La modernité caractérise la gestion de L'Encas. Depuis son smartphone, Laurent peut :
- Contrôler l'état du stock en temps réel
- Vérifier les dates de péremption des produits
- Gérer l'ouverture et la fermeture du rideau de fer
- Surveiller le local via des caméras
Le commerce est ouvert sept jours sur sept de 7 heures à 22 heures, avec la possibilité de passer en mode 24/24 pendant la saison estivale ou lors d'événements comme les Francofolies. Toute la famille participe à l'aventure, les enfants Méloé et Noé étant particulièrement impliqués dans la communication sur les réseaux sociaux.
L'intérêt des géants de la restauration
Le concept innovant de L'Encas commence déjà à attirer l'attention des grands groupes industriels. Adial, leader mondial du distributeur automatique de pizzas, suit de près le développement de la boutique rochelaise. Cette curiosité des industriels de la restauration rapide valide l'approche originale du couple.
Les Naçabal restent pragmatiques face à ce succès naissant : « On se donne un an, si ça marche tant mieux, sinon on fera autre chose ». En attendant, ils envisagent déjà d'évoluer leur offre avec des formules combinant pasta box ou panini avec dessert et boisson, adaptant constamment leur projet aux goûts et habitudes de leur clientèle.
L'histoire de L'Encas démontre qu'avec une idée simple, un emplacement bien choisi et une gestion moderne, même des novices en restauration peuvent créer un concept qui intrigue jusqu'aux plus grands acteurs du secteur.



