Dans le cadre de notre série « Mon métier & l'IA », nous avons rencontré le père Laurent Stalla-Bourdillon, un prêtre qui utilise l'intelligence artificielle au quotidien. Utilisateur de la première heure, il intègre l'IA dans son activité sacerdotale, mais avec des limites strictes.
Un usage quotidien mais encadré
Le père Stalla-Bourdillon explique qu'il utilise l'IA pour diverses tâches administratives, comme la rédaction de courriels ou la préparation de documents. Il l'emploie également pour mieux comprendre les textes bibliques en analysant des traductions ou en recherchant des parallèles. Cependant, il insiste sur le fait que l'IA ne doit pas empiéter sur le cœur de sa mission.
La prédication, un domaine réservé à l'humain
« Il est hors de question d’utiliser l’IA pour la prédication », affirme-t-il fermement. Pour lui, la prédication est un acte profondément humain qui nécessite une connexion spirituelle et une compréhension des besoins de la communauté. L'IA peut aider à préparer des éléments, mais le message doit venir du prêtre.
Une tendance qui se répand parmi les prêtres
L'usage de l'IA se répand au sein de la communauté des prêtres, mais chacun fixe ses propres règles. Certains l'utilisent pour la recherche, d'autres pour la communication. Le père Stalla-Bourdillon fait partie de ceux qui voient l'IA comme un outil, pas un substitut.
Des limites éthiques claires
Il soulève également des questions éthiques : l'IA ne doit pas remplacer la relation personnelle entre le prêtre et les fidèles. « La foi ne se programme pas », conclut-il. Pour lui, l'IA est un allié utile, mais la dimension spirituelle reste irremplaçable.



