Projet Ecobleu à Cavalaire : le nouveau maire face à un chantier complexe
Projet Ecobleu à Cavalaire : le nouveau maire face à un défi

Une reprise en main sous tension

Le nouveau maire de Cavalaire, Nicolas Rodriguez, a organisé une réunion publique sur le projet Ecobleu, hérité de son prédécesseur. L'objectif : remettre ce dossier sur les rails après des mois de tensions. Lors de cette rencontre, il a clarifié son rôle au sein de la société publique locale Port Heraclea : il a refusé le poste de PDG, préférant celui de président, estimant ne pas avoir les compétences pour diriger un port. Un nouveau directeur général sera recruté pour remplacer M. Leonelli, critiqué pour son manque de compétences présumées.

Un contexte judiciaire pesant

La commune s'est constituée partie civile dans une affaire de favoritisme, corruption et recel, dont le jugement est attendu la semaine prochaine. Le maire a indiqué que la commune demandera l'indemnisation intégrale des préjudices subis si les faits sont avérés.

Des travaux lancés dans la précipitation

Les plaisanciers ont été informés de l'état des lieux des travaux. Selon Nicolas Rodriguez, les entreprises ont débuté les travaux de manière précipitée avant les élections, avec des documents le prouvant. Un désaccord persiste depuis janvier entre l'entreprise chargée des travaux maritimes et la maîtrise d'œuvre : les terres extraites sont considérées comme polluées par l'entreprise, tandis que la maîtrise d'œuvre les estime propres. Malgré ce conflit, les travaux ont continué, et des terres issues de la démolition du quai Pajot s'amoncellent sur les parkings du port, sans solution de réutilisation. L'élu craint une procédure judiciaire pour déterminer qui devra payer les centaines de milliers d'euros, voire un million, liés à ces matériaux.

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Une mine antichar découverte

La découverte d'une mine antichar dans le périmètre du chantier a entraîné l'arrêt des opérations. Une société de déminage inspecte le secteur, et les plongeurs ne peuvent travailler dans cette zone à risques. Ce retard pourrait coûter entre 12 000 et 46 000 euros par jour d'indemnités aux entreprises, tandis que les pénalités pour retard ne sont que de 800 euros par jour. Le maire qualifie la situation de « joyeux bordel » et cherche à réduire les coûts.

Objectifs à court terme

La priorité est d'offrir le maximum d'anneaux disponibles pour l'été. Ensuite, une réflexion sera menée avec les associations pour ajuster le projet, jugé disproportionné sur certains aspects. Les travaux seront suspendus pendant la haute saison, à l'exception du chantier naval. La prolongation du quai P.-Martin, prévue comme provisoire, sera également réétudiée.

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