Une succession marquée par les tempêtes à la Scop Tursan Adour Élagage
Séverin Dos Santos, gérant historique de la Scop Tursan Adour Élagage, a officiellement quitté ses fonctions le 28 février 2026. Après dix-sept années à la tête de cette entreprise coopérative spécialisée dans l'élagage, il s'apprête à vivre une retraite paisible dans le Sarronais, entre pêche à la truite et chasse. Sa collaboratrice le décrit comme « un gros bosseur, généreux dans ses heures de travail, organisé et humain ».
Un départ symbolique sous le signe de Nils
De manière symbolique, son départ coïncide avec la tempête Nils, tout comme son arrivée en 2009 avait été marquée par la tempête Klaus. Sous sa direction, la Scop a connu une modernisation significative avec l'acquisition de nacelles plus performantes et une mécanisation accrue pour réduire la pénibilité des tâches manuelles. Grâce à son impulsion et à l'implication des salariés associés, le chiffre d'affaires de l'entreprise a triplé durant son mandat.
Mathieu Gouzènes élu à l'unanimité pour prendre la relève
La succession s'est organisée de manière fluide avec l'élection à l'unanimité de Mathieu Gouzènes, 43 ans, comme nouveau gérant. Recruté initialement pour renforcer les équipes lors de la tempête Klaus, il a gravi les échelons au sein de la coopérative. Sa passion pour la grimpe arboricole est née en posant des appeaux, et il incarne désormais la nouvelle génération de dirigeants.
Une première mission urgente : gérer les conséquences de la tempête Nils
La première mission de Mathieu Gouzènes sera de faire face aux dégâts considérables causés par la tempête Nils. La demande d'intervention est actuellement dix fois supérieure à l'activité normale, ce qui pose des défis majeurs en termes de délais et de satisfaction client. Séverin Dos Santos et Mathieu Gouzènes s'accordent sur un point : Nils a provoqué plus de dégâts que Klaus et occupera les équipes jusqu'à la fin de l'été 2026.
Le nouveau gérant devra donc jongler entre la gestion de cette urgence exceptionnelle et la poursuite de la modernisation de l'entreprise. Cette transition illustre la résilience des modèles coopératifs face aux aléas climatiques et aux défis de la transmission.



