Neel Trimarans : Deux offres de reprise en lice, les salariés penchent pour l'option rochelaise
Neel Trimarans : Les salariés préfèrent l'offre rochelaise

Neel Trimarans face à son destin au tribunal de commerce de La Rochelle

Le chantier naval Neel Trimarans, placé en redressement judiciaire depuis le 5 décembre, se trouve à un tournant décisif. Une audience cruciale se tiendra mardi 17 mars au tribunal de commerce de La Rochelle pour déterminer l'avenir de cette entreprise spécialisée dans la construction de trimarans. Fondée en 2009 par le navigateur Éric Bruneel, la société a été reprise en 2023 par l'ancien directeur général Christian Mocquery, qui n'a pas pu être joint pour commentaires.

Des difficultés financières liées à un client américain défaillant

Les ennuis de Neel Trimarans ont commencé lorsqu'un important client américain n'a pas honoré le paiement de plusieurs unités commandées. Cette situation a contraint l'entreprise à autofinancer la construction de ces bateaux, générant d'importantes tensions de trésorerie malgré les mesures correctives mises en œuvre. Dans un communiqué diffusé en décembre dernier, la direction avait expliqué que cet incident avait sérieusement affecté la santé financière du chantier.

Un climat social tendu et un soutien psychologique proposé

Actuellement, une partie des 57 salariés de Neel Trimarans se trouve au chômage partiel, tandis qu'une vingtaine de personnes maintiennent une activité fortement réduite. Le climat social est décrit comme complexe par Matthieu d'Ambrosio, représentant du personnel. « Nous avons reçu hier une note d'information proposant aux salariés un soutien psychologique en vue du projet de cession de l'entreprise », témoigne-t-il, soulignant la tension palpable au sein des équipes.

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Deux offres de reprise sur la table

Deux propositions distinctes seront présentées lors de l'audience au tribunal de commerce :

  • Une offre portée par un fonds d'investissement basé à Paris, qui prévoit de conserver 36 salariés
  • Une offre soutenue par un conglomérat rochelais déjà implanté dans le secteur nautique, qui envisage de maintenir 43 postes

Une préférence marquée pour l'offre rochelaise

Matthieu d'Ambrosio ne cache pas sa légère préférence pour la proposition locale. « Il faut avoir une bonne vision du marché », insiste-t-il. « On sait que le contexte est difficile, il faudra certainement réduire la voilure. Les deux offres prévoient de fabriquer moins de bateaux, de monter en gamme et de mieux marger. Mais on se doute bien que l'entreprise ne tirera pas de gros bénéfices cette année. »

Un sondage interne et une confiance ébranlée

En attendant la décision du tribunal, le représentant du personnel enverra ce mercredi 11 mars un résumé détaillé des deux offres aux salariés afin de réaliser un sondage en interne. Selon lui, la confiance entre les employés et la direction « est un peu rompue » après ces longs mois de turbulences et d'incertitude quant à l'avenir de leur entreprise.

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