L'IA pourrait-elle tuer l'économie ? Deux chercheurs alertent
L'IA pourrait-elle tuer l'économie ? Des chercheurs alertent

Et si l'adoption massive de l'intelligence artificielle tuait l'économie ? C'est le scénario catastrophe récemment modélisé par deux chercheurs américains. Selon ces économistes, seul un impôt sur l'automatisation permettrait d'éviter la catastrophe. La question d'une « taxe robot » ressurgira-t-elle durant la campagne présidentielle française ?

La petite séquence d'actualité-fiction qui inaugure la soirée spéciale « Chine-États-Unis, la guerre de l'IA », de l'émission « C dans l'Air » ce dimanche 31 mai sur France 5, a projeté « dans un proche avenir » un taux de chômage dépassant les 25 % ! Dystopie ? Les actuelles vagues de licenciements attribués à l'intelligence artificielle aux États-Unis ne sont pas pour nous rassurer : 100 000 travailleurs de la tech licenciés en 2025 ; 92 000 de plus dans les premiers mois de 2026… Le cofondateur de feu Twitter, Jack Dorsey, qui vient de licencier la moitié de la main-d'œuvre de sa start-up de paiement électronique Block, a déclaré : « Dans l'année qui vient, la majorité des entreprises parviendront à la même conclusion. »

La peur de notre « grand remplacement » par les agents d'intelligence artificielle est-elle exagérée ? Pas sûr. Deux économistes ont même récemment lancé un énorme pavé dans la mare des « rassuristes », qui expliquent que nos sociétés sauront s'adapter à cette révolution industrielle, comme aux précédentes. Selon eux, l'automatisation massive pourrait entraîner une destruction d'emplois sans précédent, conduisant à un effondrement économique. Pour éviter cela, ils proposent une taxe sur l'automatisation, qui freinerait le remplacement des humains par des machines et financerait des filets de sécurité sociale.

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Ce débat n'est pas nouveau. L'idée d'une « taxe robot » avait déjà été évoquée par des personnalités comme Bill Gates ou l'ancien candidat à la présidentielle française Benoît Hamon. Mais avec l'accélération des progrès en IA, elle revient sur le devant de la scène. En France, alors que la campagne présidentielle de 2027 se profile, certains candidats pourraient s'emparer de ce thème pour proposer des mesures de régulation de l'IA. Reste à savoir si une telle taxe serait efficace et applicable, alors que les entreprises pourraient délocaliser leurs activités automatisées vers des pays où elle n'existe pas.

En attendant, les licenciements continuent. Outre-Atlantique, le secteur tech est en pleine restructuration. Des géants comme Google, Amazon ou Meta ont déjà réduit leurs effectifs, et les start-up suivent le mouvement. Jack Dorsey, en licenciant la moitié des employés de Block, a justifié sa décision par la nécessité de se concentrer sur l'IA. « Dans l'année qui vient, la majorité des entreprises parviendront à la même conclusion », a-t-il prédit. Un scénario qui, s'il se réalise, pourrait bouleverser le marché du travail et l'économie mondiale.

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