Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a annoncé lundi sur FranceInfo le lancement d'un « grand travail de réflexion » sur les horaires de travail lors des épisodes caniculaires. Cette initiative, menée en concertation avec les partenaires sociaux, vise à adapter les conditions de travail aux fortes chaleurs, à l'image de la « journée intensive » espagnole qui permet de terminer sa journée à 15 heures en commençant tôt le matin.
Une réflexion élargie à la société
Cette réflexion ne se limitera pas au monde du travail. Le ministre a précisé qu'elle englobera d'autres aspects de la société, « en amont du travail », citant l'exemple des compétitions sportives ou des festivals qui doivent également s'adapter en cas de fortes chaleurs. L'objectif est de trouver des solutions globales pour faire face aux canicules récurrentes.
L'Espagne comme modèle
Pour nourrir ces échanges, Jean-Pierre Farandou va rencontrer son homologue espagnole à Madrid. Il a expliqué que quand il fait 40°C dans la capitale espagnole, « cela fonctionne ». Il a invité les partenaires sociaux à se joindre à ce voyage d'études : « On essaiera de comprendre comment la société espagnole s'est adaptée à la chaleur. Il faut que l'on se mette en tête que l'été, la France devient [comme] l'Espagne. »
Des mesures concrètes et un rejet du congé climatique
Le ministre souhaite une clarification des conditions de travail via des précisions apportées dans les conventions collectives. Il s'oppose toutefois au congé climatique, préférant des « mesures » adaptées face à la chaleur. Cette position vise à concilier protection des travailleurs et maintien de l'activité économique pendant les périodes de forte chaleur.



