Engie rompt les liens avec un diplomate impliqué dans l'affaire Epstein
Le groupe énergétique Engie a annoncé lundi avoir pris la décision de mettre un terme aux fonctions de Fabrice Aidan, un diplomate français dont le nom apparaît à plusieurs reprises dans les dossiers liés à l'affaire Jeffrey Epstein. Cette décision intervient après une suspension initiale, désormais caduque, selon les déclarations officielles de l'entreprise.
Un diplomate de carrière au cœur de la controverse
Fabrice Aidan, qui occupait le poste de secrétaire des Affaires étrangères pour l'Orient au sein du Quai d'Orsay depuis vingt-cinq ans, est au centre des révélations. Entre 2010 et 2017, il a entretenu des dizaines d'échanges de courriels directs, parfois de nature familière, avec Jeffrey Epstein, le financier américain accusé de trafic sexuel.
Ces communications incluaient également sa participation à de nombreuses boucles de mails impliquant Epstein et des membres de son équipe rapprochée, selon des informations préalablement dévoilées. Cette implication a conduit Engie à agir, soulignant l'impact des révélations sur la réputation et les opérations du groupe.
Un contexte international élargi
L'affaire Epstein ne se limite pas à la France. De nombreuses autres personnalités à travers le monde figurent dans les documents rendus publics par la justice américaine, élargissant le scandale à une échelle globale. En France, l'ancien ministre de la Culture et figure du Parti socialiste, Jack Lang, a dû démissionner de son poste de président de l'Institut du monde arabe, illustrant les répercussions politiques et institutionnelles de cette affaire.
La décision d'Engie de licencier Fabrice Aidan reflète une tendance croissante des entreprises à prendre des mesures fermes face aux implications de leurs employés dans des scandales internationaux, afin de préserver leur intégrité et leur image publique.



