La CPME plaide pour un soutien spécifique face à la crise énergétique
Le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), Amir Reza-Tofighi, a exprimé vendredi une demande pressante pour un accompagnement ciblé des industries et des transporteurs, confrontés à une hausse vertigineuse des coûts énergétiques. La CPME, en tant que deuxième organisation patronale représentative en France, insiste sur la nécessité de mettre en place des « aides ciblées » pour les secteurs économiques les plus vulnérables à cette flambée des prix.
Un impact significatif sur des filières stratégiques
« Le prix du gaz, sur l'industrie, si on prend par exemple la chimie, si on prend la verrerie, ça a un impact important », a affirmé Amir Reza-Tofighi. Selon lui, ces industries sont aujourd'hui en danger imminent et nécessitent un soutien adapté pour survivre à cette crise. « Et encore une fois, des aides ciblées, pas des aides massives », a-t-il souligné, tout en reconnaissant les contraintes budgétaires de l'État.
Des propositions concrètes pour soulager la trésorerie
Le dirigeant patronal a évoqué plusieurs pistes pour aider les entreprises sans alourdir excessivement les finances publiques. Parmi les solutions envisagées :
- Des contre-garanties de Bpifrance pour les prêts bancaires garantis par l'État, facilitant ainsi l'achat de carburant pour les transporteurs.
- Des aménagements de trésorerie, comme le décalage du paiement des charges. « Parfois, il faudrait juste décaler les charges : c'est juste un problème de trésorerie, elles n'ont pas les moyens de payer tout de suite. Mais elles pourront le faire dans deux ou trois mois. Et ça, ça ne coûtera rien à l'État, à terme », a expliqué Amir Reza-Tofighi.
Une position sur la situation en Iran
Interrogé sur les conséquences de la guerre déclenchée le 28 février par les États-Unis et Israël contre l'Iran, le pays d'origine de ses parents, Amir Reza-Tofighi a exprimé un sentiment partagé. « Je suis partagé entre, bien évidemment, l'envie que cette guerre s'arrête et en même temps cette crainte qu'elle s'arrête sans que le régime tombe. Ça serait terrible pour ce pays et pour ce peuple », a-t-il estimé, espérant que le conflit pourrait conduire à la chute du régime en place à Téhéran.



