Le ministre Serge Papin annonce l'élargissement des aides carburant
Le ministre des PME, du Commerce, de l'Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d'achat, Serge Papin, a confirmé que de nouvelles professions pourraient bénéficier d'aides face à la flambée des prix du carburant. Après les pêcheurs, agriculteurs et transporteurs déjà ciblés, le gouvernement envisage d'étendre ces mesures à d'autres secteurs particulièrement vulnérables.
Transition énergétique et réalité rurale
Parallèlement à ces aides d'urgence, le gouvernement souhaite encourager les professionnels à opérer leur transition vers l'électrique. "Le but des annonces en préparation, c'est d'enclencher le tournant", explique le ministre, tout en reconnaissant les difficultés spécifiques des zones rurales.
Serge Papin précise : "On va pouvoir électrifier les fours des boulangers, les restaurants avec des plaques à induction, les rôtisseries, les cabines de peinture chez les carrossiers... Nous avons la chance, grâce à l'énergie nucléaire et aux énergies renouvelables, d'avoir une électricité décarbonée en quantité."
Déblocage de l'épargne salariale avant l'été
Le ministre évoque également la proposition de loi sur le déblocage de l'épargne salariale qui sera examinée au Sénat. "On va proposer aux salariés qui le souhaitent de débloquer une partie de leur épargne salariale à hauteur de 5 000 euros sans condition", annonce-t-il, qualifiant cette mesure de "mesure de liberté pour les gens".
Serge Papin se dit convaincu que cette proposition sera votée et pourrait entrer en vigueur dès l'été, constituant ainsi une bouffée d'oxygène pour de nombreux ménages en difficulté.
La bataille contre Shein se poursuit
Concernant le dossier épineux de la plateforme Shein, le ministre réfute l'idée d'un échec gouvernemental. Il détaille les avancées obtenues : "La France a obtenu la généralisation de la taxe sur les petits colis : au plus tard en novembre, toute l'Europe va taxer ces colis de 2 euros."
À partir de juillet, 3 euros supplémentaires s'ajouteront au titre de la taxe douanière, portant l'augmentation totale à 5 euros par catégorie d'article dans l'Union européenne. Le ministre souligne également les actions de contrôle : "L'année dernière, la DGCCRF a fait 700 prélèvements. Sur 700 produits, 70% étaient non conformes, dont 45% dangereux."
Revitalisation des centres-villes
Face à la fermeture persistante des commerces en centre-ville, Serge Papin met en avant des solutions concrètes. "À chaque fois qu'il y a un manager de centre-ville, ça divise par deux le nombre de rideaux tirés", affirme-t-il, évoquant les 700 à 800 professionnels actuellement déployés en France avec le soutien de la Banque des Territoires.
Le ministre annonce qu'il va écrire à tous les maires récemment élus ou réélus pour les inciter à se saisir des dispositifs disponibles. "L'État peut impulser une dynamique", assure-t-il, tout en reconnaissant que "l'État ne peut pas tout".
Le 1er mai et souvenirs d'enfance
Sur le sujet du 1er mai, Serge Papin se déclare favorable à l'ouverture des fleuristes et boulangers ce jour-là, mais souhaite que la mesure ne s'étende pas au-delà de ces deux professions.
Enfin, le ministre évoque avec émotion ses souvenirs d'enfance dans l'épicerie Codec tenue par son père. "Ce que j'ai appris avec mon père épicier, c'est à me débrouiller. Demander de l'aide à la mairie, à l'État, c'était la dernière des solutions", confie-t-il, avant d'ajouter : "Aider les plus en difficulté c'est une mission de l'État, mais il faut sortir de la politique du guichet."
Cette conviction personnelle, forgée au contact du monde du commerce, guide aujourd'hui son action ministérielle face aux multiples défis économiques et sociaux.



