L'Union européenne accorde une dérogation cruciale au Cupra Tavascan
Selon des informations confirmées par Reuters et Automotive News Europe, l'Union européenne a donné son accord à une demande formulée par le Groupe Volkswagen concernant le crossover électrique Cupra Tavascan. Ce véhicule, présenté comme espagnol, est actuellement produit dans une usine chinoise du constructeur allemand.
Une exemption de taxe qui change la donne
Cette décision européenne permet au modèle Cupra Tavascan d'être importé et commercialisé sur le marché européen sans être soumis à la fameuse « taxe chinoise » de 20,7%. Cette taxe protectionniste avait particulièrement affecté la marque Cupra, le Tavascan représentant un peu plus de 10% de ses ventes totales. L'impact sur la marge bénéficiaire avait été sévère, compromettant la compétitivité du véhicule électrique.
En contrepartie de cette exemption, le Groupe Volkswagen s'engage sur plusieurs points :
- Le respect d'un quota d'importation précis pour le Tavascan
- Des investissements conséquents dans le domaine des batteries électriques en Europe
- Des engagements supplémentaires concernant le développement des véhicules électriques sur le continent
Un précédent qui pourrait faire école
Cet accord entre Bruxelles et Volkswagen pourrait bien constituer un premier pas vers d'autres arrangements similaires. Le mécanisme de prix minimum négocié avec la Commission européenne pourrait profiter à d'autres constructeurs automobiles produisant en Chine.
Plusieurs observateurs du secteur suivent cette évolution avec attention, notamment chez BYD, le constructeur chinois qui pourrait bénéficier d'un traitement similaire. La Chambre Chinoise du Commerce a d'ailleurs exprimé son souhait que la Commission européenne traite les futures demandes des constructeurs chinois de manière équitable et transparente.
Cette décision représente une bouffée d'oxygène significative pour la marque espagnole Cupra, qui pourra désormais commercialiser son modèle phare électrique dans des conditions plus avantageuses sur le marché européen. Elle illustre également la complexité des relations commerciales dans le secteur automobile, où les considérations industrielles, environnementales et géopolitiques s'entremêlent de plus en plus.