Le Tonneins Avenir Tennis voit enfin aboutir un projet lancé il y a plus de cinq ans : la couverture de deux courts, allée de Ferron, grâce à une structure photovoltaïque. Le projet a mis du temps à sortir de terre, mais il entre désormais dans sa dernière ligne droite. Deux courts du club doivent être couverts par une structure équipée de panneaux photovoltaïques. L’opération repose sur un principe simple : l’entreprise finance le bâtiment, puis se rémunère pendant trente ans grâce à la revente de l’électricité produite.
Pour Xavier Gonalons, président du Tonneins Avenir Tennis, c’est l’un des points essentiels du dossier : « Ça ne coûte rien à la commune ». Selon lui, un projet de cette ampleur représenterait environ 250 000 euros pour l’entreprise qui le porte. À l’issue du contrat de trente ans, les installations reviendront à la municipalité. La commune n’aura donc pas à financer l’équipement principal. Elle pourra être amenée à intervenir sur quelques travaux annexes liés à la préparation du chantier ou à sa sécurisation. Le club, de son côté, prendra en charge les options destinées à rendre la structure plus fonctionnelle : bardage, éclairage et évacuation des eaux.
Livraison en septembre
Le dossier n’est pas nouveau. Xavier Gonalons explique avoir commencé à se rapprocher des différents interlocuteurs dès mars 2021. Depuis, les études, autorisations et validations administratives se sont succédé. La dernière étape importante a été le passage du dossier en Conseil municipal le 6 mai dernier. L’acte notarié doit désormais permettre à l’entreprise de mandater ses prestataires, notamment pour la maçonnerie et la charpente métallique. Le calendrier prévoit une fin de bâtiment pour septembre.
Ce nouvel équipement arrive dans un contexte de forte activité pour le Tonneins Avenir Tennis. Le club connaît une progression de ses licenciés (194) et de ses équipes, avec des besoins croissants en créneaux d’entraînement. Les périodes de mauvais temps ont montré les limites des installations actuelles. Avec une seule salle, certains entraînements adultes, comme des séances de l’école de tennis, ont dû être décalés.
Terre battue rénovée
Le projet de couverture entraîne aussi un autre chantier : la rénovation de l’ancienne terre battue. Couverte, cette surface sera moins exposée, plus facile à entretenir et jouable une plus grande partie de l’année. Le club prévoit de financer cette rénovation sur ses fonds propres, avec un dossier de subventions déposé auprès de la Fédération française de tennis. Le budget global supporté par le club, en additionnant les options du bâtiment et la terre battue, devrait dépasser les 70 000 euros.
Ce choix, plutôt qu’un terrain de padel, tient à plusieurs raisons : l’intérêt sportif de la surface, son attractivité pour certains joueurs, son coût moins élevé et l’objectif fédéral de réhabiliter cette pratique, Roland-Garros étant le seul tournoi du Grand Chelem sur terre battue. Le club espère que la nouvelle équipe municipale répondra présente aux prochaines demandes du club, celui-ci estimant « ne pas solliciter la mairie depuis des années ». Enfin, le club rappelle qu’un projet d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite, déjà étudié par le passé par l’ancienne municipalité, reste pour l’heure en suspens.



