Marine Tondelier veut dépasser les 5 000 bornes
Marine Tondelier veut dépasser les 5 000 bornes

Un objectif ambitieux pour l'électromobilité

La secrétaire nationale d'Europe Écologie Les Verts (EELV), Marine Tondelier, a déclaré vouloir multiplier par cinq le nombre de bornes de recharge pour véhicules électriques en France, passant de 1 000 à 5 000 d'ici 2025. Cette annonce a été faite lors d'une conférence de presse à Paris, le 29 juin 2023, en présence de plusieurs élus écologistes.

Selon Marine Tondelier, cet objectif est "réaliste et nécessaire" pour répondre à la croissance rapide du marché des véhicules électriques. "Nous devons anticiper les besoins des Français qui se tournent de plus en plus vers l'électrique. Actuellement, le réseau de recharge est insuffisant, ce qui freine l'adoption de ces véhicules", a-t-elle expliqué.

Un plan en plusieurs étapes

Pour atteindre ce chiffre, Marine Tondelier propose un plan en trois axes. D'abord, le déploiement de bornes rapides sur les autoroutes et les grands axes routiers, avec un objectif de 1 500 bornes supplémentaires. Ensuite, l'installation de 2 500 bornes dans les zones urbaines et périurbaines, notamment dans les parkings publics et les centres commerciaux. Enfin, 1 000 bornes seraient réservées aux zones rurales, souvent délaissées par les opérateurs privés.

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"L'État doit jouer un rôle clé dans ce déploiement, en subventionnant les collectivités locales et en incitant les entreprises à investir", a souligné la secrétaire nationale. Le coût total de ce plan est estimé à 1,2 milliard d'euros, dont 400 millions d'euros de fonds publics.

Un enjeu écologique et économique

Au-delà de l'aspect pratique, Marine Tondelier insiste sur l'urgence climatique. "Chaque borne de recharge supplémentaire est une incitation à abandonner le thermique. Nous devons réduire nos émissions de CO2, et la mobilité électrique est un levier essentiel", a-t-elle déclaré.

L'élue verte a également mis en avant les retombées économiques : "Ce plan créera des emplois locaux, dans l'installation et la maintenance des bornes, mais aussi dans l'industrie des composants. C'est une opportunité pour la réindustrialisation de nos territoires."

Des critiques et des défis

L'annonce a suscité des réactions mitigées. Certains experts jugent l'objectif trop ambitieux, pointant les difficultés techniques et administratives. "Multiplier par cinq en deux ans, c'est un défi énorme. Il faudrait accélérer les procédures d'urbanisme et garantir un approvisionnement en électricité verte", a commenté un spécialiste du secteur.

De son côté, le gouvernement n'a pas encore réagi officiellement, mais des sources indiquent que des discussions sont en cours pour intégrer cet objectif dans la future loi de programmation énergétique. Marine Tondelier, elle, reste confiante : "Nous avons les moyens de nos ambitions. Il faut juste la volonté politique."

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