Roland Lescure rectifie : pas de pénurie en France, contrairement à l'Asie
Lescure : pas de pénurie en France, contrairement à l'Asie

Roland Lescure rectifie ses propos sur le "choc pétrolier" en France

Le ministre de l'Économie français Roland Lescure a tenu à clarifier ses déclarations ce mercredi 25 mars, en regrettant l'utilisation de l'expression "choc pétrolier" pour décrire la situation nationale. Il a insisté sur le fait que cette terminologie s'appliquait uniquement au contexte international, et non à la France.

Une situation française distincte de l'Asie

Roland Lescure a souligné que la France est bien mieux préparée et moins exposée que ses voisins européens, et encore moins que les pays asiatiques directement touchés par l'interruption des flux de pétrole dans le détroit d'Ormuz. "Donc, ce terme de choc, il est valable dans un certain nombre de pays asiatiques, où on a des mesures de rationnement", a-t-il expliqué lors du compte rendu du Conseil des ministres. "Heureusement, on n'en est pas là en France", a-t-il ajouté, concédant son regret d'avoir employé ce mot pour la situation française.

Aucun problème d'approvisionnement à court terme

Le ministre a rassuré sur l'absence de pénurie en France, précisant que le pays a libéré ponctuellement 250 000 barils de ses stocks pour combler des manques localisés dans certaines régions. "Mais on n'a aucun problème d'approvisionnement à court terme en France, sur le gasoil, sur le jet (kérosène) ou sur l'essence", a-t-il affirmé. Selon les données gouvernementales, 97 % des stations-service fonctionnent normalement sans rupture d'au moins un carburant.

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Un contexte international préoccupant

Malgré cette situation française stable, Roland Lescure avait estimé la veille devant la commission des finances de l'Assemblée nationale que les perturbations liées à la guerre au Moyen-Orient constituaient "un nouveau choc pétrolier" et une mauvaise nouvelle pour les comptes de la France. Il avait averti que si ce choc énergétique persiste au-delà de quelques semaines, la crise pourrait se diffuser plus largement à l'économie, prenant une nature plus systémique.

En résumé, le ministre distingue clairement la résilience française face aux défis énergétiques actuels, tout en reconnaissant les tensions internationales qui affectent d'autres régions comme l'Asie, où des mesures de rationnement sont déjà en place.

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