Alors que les températures grimpent et que la Côte d'Azur connaît un afflux touristique record, les gestionnaires du réseau électrique se veulent rassurants pour le Var et les Alpes-Maritimes. Eric Lafitte, directeur du Centre projet réseau terrestre à Marseille chez RTE, affirme qu'aucune coupure n'est à craindre cet été, malgré une hausse de la consommation liée à la climatisation.
Une consommation sous contrôle malgré la chaleur
« Dans ces départements, tout comme en France de manière générale, nous ne rencontrons pas de difficultés pour la sécurité d'approvisionnement de l'électricité », déclare Eric Lafitte. Les moyens de production actuels couvrent les besoins pour les prochains jours, sans point de vigilance particulier. La hausse de consommation due aux climatiseurs reste limitée et n'affecte pas le réseau de transport.
« Nous sommes dans des niveaux de consommations classiques pour ces dernières années », ajoute-t-il. Aucune microcoupure n'a été enregistrée cette saison, grâce à des systèmes de protection automatique qui détectent les défauts.
Le plan chaleur activé dès juin
Pour prévenir les effets de la chaleur sur les câbles, qui peuvent se dilater et se rapprocher du sol, RTE déclenche chaque année son plan chaleur à partir du 1er juin. Ce dispositif renforce la surveillance météorologique, l'analyse des données des équipements et la vigilance. « Il permet d'adapter nos schémas de réseau si nous sommes confrontés à des consommations anormales », explique Eric Lafitte.
Gestion du risque incendie
Face au risque de feux de forêt, RTE collabore étroitement avec les pompiers et les services de secours. En cas d'incendie, des mises hors tension de lignes peuvent être décidées avec les services de l'État, mais des chemins alternatifs sont trouvés pour maintenir l'alimentation électrique des utilisateurs.
Investissements pour un réseau résilient
Depuis 2020-2021, RTE a élaboré un plan d'investissement pour adapter le réseau au changement climatique, actualisé en 2025. Ce plan inclut le remplacement de câbles par des modèles plus performants, capables de fonctionner à des températures allant jusqu'à 85 degrés, contre 45 degrés pour les anciens. « Cela nous permet de transiter de l'électricité de façon plus abondante », précise Eric Lafitte.
Les pylônes sont également remplacés pour résister à l'humidité, à la pollution saline et aux crues. D'ici 2040, 1 559 km de lignes aériennes seront renouvelés, et 2 736 pylônes en acier noir sensibles à la corrosion restent à remplacer. Actuellement, 2 052 km de lignes sont exposés au risque chaleur.



