La ville de Nîmes s'apprête à interdire la circulation des trottinettes électriques dans son centre-ville piéton, l'Écusson. Un arrêté municipal sera publié dans les prochains jours pour répondre à des problèmes de sécurité croissants. Les usagers devront mettre pied à terre et le port du casque deviendra obligatoire. En cas de non-respect, une amende de 150 € et l'immobilisation du véhicule sont prévus.
Des comportements dangereux en hausse
Selon les services de secours et la police municipale, 203 verbalisations ont déjà été enregistrées en 2026 pour non-respect du code de la route, notamment pour circulation sur le trottoir, usage du téléphone, grillage de feux rouges ou défaut d'assurance. Nicolas Nadal, adjoint à la sécurité, souligne que la vitesse maximale de 25 km/h est souvent dépassée et que de nombreux engins sont débridés.
Témoignages contrastés
Mike, serveur au Bistrot de l'Horloge, déplore : « Ils roulent très vite, sans ralentir. C'est pénible. Pour les piétons ou pour nous avec nos plateaux, on ne voit pas forcément quand ils arrivent. C'est dangereux pour tout le monde. » Une mère de famille confie avoir peur avec sa poussette. En revanche, Ludivine, vendeuse, estime que les piétons doivent aussi rester alertes et partager l'espace.
Les usagers partagés
Gwenaël, 21 ans, utilise sa trottinette quotidiennement pour se rendre au travail. Il craint de devoir se lever plus tôt si l'interdiction est appliquée. Il avoue avoir été verbalisé pour excès de vitesse à 15 km/h dans une zone piétonne où la limite est de 6 km/h. Les usagers jugent la réglementation trop stricte et appellent à renforcer les contrôles plutôt qu'à une interdiction totale.



