Le gouvernement anticipe des mesures d'économie d'énergie en cas de tensions sur les carburants
Le gouvernement français se tient prêt à mettre en œuvre des mesures d'économies d'énergie si des difficultés d'approvisionnement en carburant venaient à se présenter. C'est ce qu'a indiqué mercredi la porte-parole de l'exécutif, Maud Bregeon, lors du compte rendu d'une réunion ministérielle, sans toutefois détailler les actions spécifiques envisagées.
Une préparation proactive face aux risques potentiels
« Si ces problématiques d'approvisionnement, même minimes, venaient à se présenter devant nous, alors nous devons être prêts à un certain nombre de mesures qui permettent d'économiser l'énergie consommée et spécifiquement le carburant », a déclaré Maud Bregeon. Elle a souligné que l'État se devait de « donner l'exemple » et que chaque ministre était invité à « réfléchir à des mesures sectorielles qui seraient pertinentes sans être inutilement contraignantes ».
Débat sur les surplus fiscaux liés à la hausse des prix
Parallèlement, la porte-parole a abordé la question des surplus fiscaux perçus par l'État dans le contexte de l'augmentation des prix des carburants. Elle a affirmé que ces surplus « ne se comptent pas en milliards » d'euros, assurant qu'« il n'y a[vait] pas de cagnotte ». Cette déclaration fait suite aux propos du président des députés Les Républicains, Laurent Wauquiez, qui estimait ce surplus « entre deux et trois milliards » d'euros depuis le début de la crise, plaidant pour qu'il soit « redonné aux automobilistes sous forme de baisse de taxes ».
Une compensation complexe des recettes
Maud Bregeon a expliqué que « l'augmentation des recettes issues de la TVA induite par l'augmentation du prix à la pompe est compensée négativement, donc à la baisse, par la baisse de consommation, par la baisse de croissance et par l'augmentation des taux d'intérêt ». Elle a toutefois refusé de fournir des chiffres précis, mettant en avant la complexité du calcul.
Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a renchéri en soulignant que « quand on parle de milliards d'euros aujourd'hui, c'est surtout des milliards d'euros en moins pour le budget de l'État ». Il a cité en exemple « les plusieurs milliards d'euros que nous coûteront ne serait-ce que la remontée des taux d'intérêt », illustrant ainsi les pressions financières auxquelles fait face le gouvernement.
Cette annonce intervient dans un contexte de vigilance accrue sur les questions énergétiques, où le gouvernement cherche à anticiper les éventuelles perturbations tout en gérant les perceptions autour de l'impact fiscal de la crise des carburants.



