Une hausse inattendue dans un pays producteur
Alors que la majorité des nations du globe font face à une augmentation généralisée des coûts du carburant, les Émirats arabes unis, pourtant un important exportateur d'hydrocarbures, connaissent une envolée des prix à la pompe. Cette situation paradoxale intervient dans un climat géopolitique particulièrement tendu au Moyen-Orient.
Des augmentations spectaculaires
La commission publique chargée de la fixation mensuelle des tarifs a annoncé des hausses vertigineuses : plus de 30% pour l'essence et 72% pour le gazole. Concrètement, les prix se situent désormais à 3,39 dirhams (0,92 dollar) par litre d'essence et 4,69 dirhams (1,28 dollar) par litre de gazole. Bien que ces montants restent inférieurs à ceux supportés par les automobilistes européens, ils représentent un choc significatif pour la population locale.
Le contexte régional explosif
Cette flambée des prix survient un mois après le début des hostilités dans la région. L'Iran mène des représailles quotidiennes contre les pétromonarchies du Golfe, utilisant drones et missiles suite à l'attaque israélo-américaine du 28 février sur son territoire. Ces actions ont considérablement perturbé le détroit d'Ormuz, un passage stratégique par lequel transite normalement un cinquième de la production pétrolière mondiale.
Des répercussions sur les marchés
Le baril de pétrole, après avoir largement franchi le seuil symbolique des 100 dollars au plus fort des tensions, est retombé sous cette barrière mercredi, porté par des espoirs de désescalade. Cependant, l'instabilité persiste et affecte directement les consommateurs.
Une tendance régionale confirmée
Les Émirats arabes unis ne sont pas les seuls touchés dans la région :
- Le Koweït enregistre une hausse de 12,5% pour l'essence haut de gamme.
- Le Qatar voit le prix de l'essence ordinaire augmenter de 7,9%.
Comparaison avec la France
Cette situation fait écho à la crise que traverse l'Europe. En France, la semaine dernière, le litre de gazole a atteint un record absolu depuis 1985 avec une moyenne hebdomadaire à 2,1888 euros, selon les chiffres officiels du gouvernement. Cette convergence des hausses illustre l'interdépendance des marchés énergétiques mondiaux, même pour les pays producteurs comme les Émirats arabes unis.



