Le gouvernement annonce des mesures pour faire face à la flambée des prix des carburants
Face à la hausse spectaculaire des prix des carburants en France, qui ont dépassé la barre symbolique des 2 euros le litre ces derniers jours, le Premier ministre Sébastien Lecornu a pris la parole ce jeudi 2 avril 2026 à Bordeaux. Il a annoncé la mise en place prochaine d'aides "ciblées" destinées à compenser cette augmentation brutale qui pèse sur le pouvoir d'achat des Français.
Des aides concrètes attendues dès la semaine prochaine
"Je suis favorable à ce qu'il y ait des aides ciblées. Donc, des ministres ont reçu un certain nombre de commandes pour me faire de nouvelles propositions en début de semaine prochaine", a déclaré Sébastien Lecornu lors d'un point presse. Le chef du gouvernement a ainsi confirmé que des mesures spécifiques seraient présentées très rapidement, répondant aux attentes pressantes de nombreux acteurs économiques et particuliers confrontés à cette flambée des prix.
Le Premier ministre a par ailleurs tenu à rassurer la population concernant les approvisionnements, affirmant qu'il n'y avait "pas de pénurie" de carburant dans le pays. Cette déclaration vise à apaiser les craintes d'une rupture de stock qui pourraient générer des comportements de panique chez les consommateurs.
Le conflit au Moyen-Orient : une menace pour la sécurité nationale
Au-delà des questions économiques, Sébastien Lecornu a longuement évoqué les conséquences sécuritaires du conflit au Moyen-Orient. L'ancien ministre des Armées a estimé que cette guerre "peut avoir un effet direct en matière de terrorisme sur le territoire national", et pourrait même générer "une nouvelle forme de terrorisme".
"Ce serait mentir de dire qu'il n'y a pas d'impact sur le territoire national. Et c'est un sujet de préoccupation majeure, évidemment, pour les services de l'État", a-t-il insisté. Le Premier ministre a révélé que le ministre de l'Intérieur avait donné des instructions aux préfets pour "rehausser la sécurité" sur "l'ensemble des lieux de culte" pendant le week-end de Pâques, qui coïncide cette année avec la Pâque juive.
Des menaces hybrides et des risques d'instrumentalisation
Sébastien Lecornu a développé sa pensée sur les risques sécuritaires, évoquant des "menaces hybrides" générées par les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient. "L'énergie et les cyberattaques étant évidemment les plus évidentes", a-t-il précisé, avant d'ajouter que la "particularité" du conflit au Moyen-Orient résidait dans sa capacité à générer "une forme de terrorisme, soit du terrorisme ou une nouvelle forme de terrorisme".
Le Premier ministre a également mentionné la possibilité d'une "tentative par les services iraniens, potentiellement, d'instrumentaliser des proxies", citant comme exemple "des réseaux de criminalité organisée" qui "peuvent être activés plus ou moins à distance, plus ou moins d'ailleurs, de manière immédiate ou différée". Il a ainsi souligné que "l'énergie n'est pas le seul impact de cette guerre", mettant en lumière la complexité des ramifications sécuritaires de ce conflit international.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions internationales accrues et de préoccupations économiques majeures pour les Français, qui doivent faire face à une inflation persistante et à une hausse continue des prix de l'énergie. Le gouvernement semble ainsi vouloir adopter une approche à deux volets : des mesures économiques concrètes pour soutenir le pouvoir d'achat, et une vigilance accrue face aux risques sécuritaires liés aux conflits internationaux.



