Mobilisation contre un licenciement à la clinique du Val d'Orb
Ce lundi 18 mai, la clinique du Val d'Orb, située à Boujan-sur-Libron, a été le théâtre d'un rassemblement de salariés soutenus par la CGT. Ils protestent contre le licenciement pour faute grave de Jérémy Garnier, agent d'entretien depuis quinze ans. La direction lui reproche d'avoir falsifié des bons de présence, une accusation que le syndicat juge disproportionnée.
Un licenciement contesté
Le 2 avril, Jérémy Garnier a reçu une mise à pied conservatoire, suivie d'un licenciement. La direction affirme qu'il a volé des heures à l'entreprise, rompant ainsi la confiance. Mais pour Sylvie Dufossé, déléguée syndicale CGT, cette mesure est excessive : "Il n'avait jamais reçu d'avertissement. Une mise à pied conservatoire est réservée aux cas de danger, ce qui n'est pas le cas ici." Le syndicat dénonce une justice à deux vitesses, où les médecins ne seraient pas traités de la même manière que les agents d'entretien.
Un management punitif pointé du doigt
Les salariés dénoncent également un "management punitif" qui se serait intensifié depuis que les membres du CSE sont mieux formés à leurs droits. Une pétition de soutien a recueilli 64 signatures sur 75 salariés. Le syndicat a saisi les prud'hommes pour contester le licenciement.
La vidéosurveillance en question
Pour prouver les absences, la direction a utilisé les images de vidéosurveillance remontant à décembre 2025. Une pratique que le syndicat juge illégale, car les caméras ne peuvent servir qu'à la protection des biens et des personnes, non à la surveillance des employés. Le directeur général, Nicolas Daudé, affirme au contraire que cette utilisation est régulière. Une réunion extraordinaire du CSE est prévue le 19 mai pour revoir le règlement sur la vidéosurveillance.



