Surendettement en hausse en 2025 malgré la conjoncture, les jeunes particulièrement touchés
Surendettement en hausse en 2025, les jeunes en première ligne

La légère amélioration de la conjoncture économique n'a pas suffi à enrayer la progression du surendettement en France. Les dépôts de dossiers auprès de la Banque de France ont continué d'augmenter en 2025, pour retrouver leur niveau de 2019. L'institution a annoncé, mardi 17 février, avoir enregistré 148 013 dossiers l'année dernière, soit une hausse de 9,8% sur un an. Cette tendance confirme la remontée observée depuis la mi-2023.

Une majorité de personnes sous le seuil de pauvreté

Ces demandes concernent principalement des individus vivant sous le seuil de pauvreté, représentant 62% des cas. Pour eux, des « accidents de vie » tels qu'une perte d'emploi, une séparation ou des problèmes de santé constituent souvent le point de bascule vers le surendettement. Au total, les commissions de surendettement ont clos 122 670 dossiers en 2025, avec un effacement total des dettes dans un peu plus d'un tiers des situations.

L'explosion du surendettement chez les jeunes

Le bilan 2025 met en lumière une augmentation alarmante du surendettement parmi les jeunes. Les dossiers déposés par les 18-29 ans ont bondi de 36% par rapport à 2024, et ont presque triplé depuis 2022. La hausse atteint même 65% chez les 18-25 ans, bien que ce groupe représente un nombre de cas relativement limité, avec 8 205 dossiers en 2025.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Le chômage, un facteur déterminant

Les efforts de communication de la Banque de France sur la procédure de surendettement, notamment via les réseaux sociaux, ne suffisent pas à expliquer ces progressions. Le chômage reste un élément clé, puisque 37% des jeunes surendettés sont sans emploi, contre 26% pour l'ensemble des personnes en situation de surendettement.

Des dettes dominées par la consommation

La faible part de propriétaires parmi les jeunes surendettés, seulement 2% (quatre fois moins que dans l'ensemble des cas), a deux conséquences majeures :

  • Un endettement médian réduit à 13 790 euros, contre 17 951 euros pour toutes les catégories.
  • Un poids bien plus important des crédits à la consommation dans leurs dettes, à 57% contre 44% en moyenne.

Cette situation souligne la vulnérabilité accrue des jeunes face aux difficultés financières, malgré un contexte économique en légère amélioration.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale