Surendettement des jeunes : une hausse alarmante de 65% chez les 18-25 ans
Surendettement des jeunes : +65% chez les 18-25 ans

Surendettement des jeunes : une hausse alarmante de 65% chez les 18-25 ans

Les jeunes de moins de 30 ans sont de plus en plus touchés par le surendettement en France, avec une progression particulièrement marquée chez les 18-25 ans, où les dossiers ont augmenté de 65% en 2025. Selon la Banque de France, cette tendance inquiétante s'explique principalement par le recours aux minicrédits et aux paiements fractionnés, dans un contexte économique difficile marqué par l'inflation, le chômage et la précarité.

Des chiffres en forte hausse

Le nombre de dossiers de surendettement déposés par les moins de 30 ans est passé de 12 500 en 2024 à 17 000 en 2025, soit une augmentation de 36% en un an. Hélène Arveiller, directrice adjointe des services aux particuliers à la Banque de France, a souligné lors d'une conférence de presse que cette tranche d'âge représente désormais une part significative des cas, avec environ 5 000 dossiers pour les 18-25 ans l'an dernier. Les femmes et les chômeurs sont surreprésentés dans ces statistiques par rapport à l'ensemble des surendettés.

Le rôle des crédits à la consommation

Hélène Arveiller explique que l'endettement des jeunes se caractérise par une proportion plus élevée de crédits à la consommation, même si le montant médian de ces dettes reste inférieur à celui des autres catégories. Elle précise qu'un tiers des dossiers incluant des paiements fractionnés ou des minicrédits concernent des personnes de moins de 35 ans, un phénomène en forte augmentation. L'Association des sociétés financières (ASF) avait déjà signalé en janvier une tendance à la hausse des premiers impayés et des demandes de reports parmi cette population.

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Contexte économique et social

Au total, 148 013 dossiers de surendettement ont été déposés en 2025, en hausse de près de 10% sur un an, atteignant un niveau inédit depuis 2018. La Banque de France attribue cette progression à la conjoncture économique, avec trois facteurs clés : l'inflation, le chômage et la précarité. Des éléments personnels comme la perte d'emploi, les problèmes de santé ou les séparations aggravent également la situation. Cependant, un point positif est noté : une meilleure connaissance des dispositifs d'aide par le public.

Créanciers et solutions

Les principaux créanciers restent les groupes bancaires privés, suivis des organismes publics tels que la Caf et l'Urssaf, ainsi que des bailleurs. En 2025, plus de la moitié des dossiers clôturés ont donné lieu à un effacement total ou partiel des dettes, pour un montant global de 1,3 milliard d'euros, soit environ 20 000 euros par dossier. Le délai moyen entre le dépôt d'un dossier et la solution apportée est de quatre mois, selon Hélène Arveiller.

Cette situation souligne l'urgence de renforcer les politiques de prévention et d'accompagnement pour protéger les jeunes face aux risques financiers, dans un environnement économique toujours plus incertain.

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