Pot de départ : l'émotion de Thomas, ingénieur
Pot de départ : l'émotion de Thomas, ingénieur

Thomas, ingénieur de 34 ans, a vécu un moment d'émotion intense lors de son pot de départ, après huit années passées dans une entreprise de BTP. « J'ai honte de pleurer au travail, mais c'est plus fort que moi », confie-t-il, encore marqué par cette expérience. Ce témoignage illustre la difficulté croissante des salariés à gérer leurs émotions lors des départs.

Un départ chargé d'émotions après huit ans de collaboration

Thomas a rejoint cette entreprise à 26 ans, fraîchement diplômé. Il y a gravi les échelons, passant de chef de chantier à ingénieur d'études. Son pot de départ, organisé dans les locaux de l'entreprise, a réuni une cinquantaine de collègues. « Je ne m'attendais pas à une telle affluence, ni à une telle ambiance. Tout le monde a pris la parole, raconté des anecdotes, et là, j'ai craqué », raconte-t-il.

Selon une étude récente, 38 % des salariés français déclarent avoir déjà pleuré au travail, que ce soit de joie, de tristesse ou de stress. Les pots de départ sont particulièrement propices à ces débordements émotionnels, car ils marquent la fin d'une période de vie professionnelle et le début d'une incertitude.

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Un rituel social qui prend de l'ampleur

Les pots de départ sont devenus un rituel incontournable dans de nombreuses entreprises. Selon une enquête du cabinet de conseil RH Emoi, 78 % des entreprises organisent systématiquement un pot de départ pour chaque salarié qui quitte la société. Ce moment permet de remercier le collaborateur, de renforcer les liens entre collègues et de clore la relation sur une note positive.

Pour Thomas, ce pot de départ a été l'occasion de recevoir un cadeau collectif : une montre gravée à son nom, offerte par ses collègues. « Ce geste m'a beaucoup touché, car il montre qu'ils ont pensé à moi individuellement », souligne-t-il. Il a également reçu un discours de son manager, qui a salué son professionnalisme et son implication dans les projets.

Les larmes, un signe d'attachement et d'humanité

Les larmes de Thomas ont surpris ses collègues, mais ont aussi créé un moment de complicité. « Certains se sont mis à pleurer aussi, c'était un moment très fort », raconte-t-il. Pour la psychologue du travail Sarah Dubois, ces larmes sont normales : « Le travail occupe une place centrale dans nos vies. Quitter ses collègues, c'est quitter une partie de son identité sociale. Les larmes sont une réaction saine et humaine. »

Thomas, désormais en poste dans une nouvelle entreprise, garde un souvenir ému de ce pot de départ. « Je garde le contact avec mes anciens collègues, nous avons créé un groupe WhatsApp. Ce départ m'a permis de réaliser à quel point j'étais attaché à eux. » Il conclut : « Même si j'ai honte d'avoir pleuré, je suis fier de montrer mes émotions. C'est ce qui fait de nous des êtres humains. »

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