Mobilisation du PCF pour Hélène Etchenique
Le Parti communiste (PCF) de Boucau organise un rassemblement devant la mairie de Bayonne ce jeudi 21 mai à 11 heures. Cette mobilisation vise à soutenir Hélène Etchenique, candidate de la liste "Boucau au cœur" lors des dernières municipales. Elle est également salariée de la Ville de Bayonne, rattachée au service des ressources humaines (RH), mais notifiée d'une « mutation d'office dans l'intérêt du service ».
Une « sanction déguisée » selon le PCF
Hélène Etchenique conteste cette mesure, et ses amis politiques dénoncent une « sanction déguisée ». La mesure a été notifiée le 18 novembre 2025, lors d'une convocation par le directeur général des services et la directrice des ressources humaines de la Ville de Bayonne. « Nous venions juste de lancer notre campagne électorale à Boucau et d'annoncer publiquement la désignation d'Hélène Etchenique comme candidate », relate son colistier et secrétaire du PCF boucalais Dominique Lavigne.
Coïncidence fâcheuse
Dominique Lavigne parle de « coïncidence fâcheuse ». Le 16 janvier 2026, il a écrit au maire de Bayonne pour demander un entretien afin de lever toute ambiguïté. « On venait de désigner notre candidate, ça nous a mis sérieusement en difficulté. On voulait évoquer les conséquences sur notre campagne électorale et faire part de notre souhait d'un climat apaisé. Jean-René Etchegaray ne nous a pas répondu. »
La mairie se défend
Le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray, précise avoir reçu M. Lavigne ainsi qu'un autre représentant du PCF. Il souligne le cas particulier où un parti politique intervient dans un dossier de ressources humaines. « Notre réaction est politique », rétorque Dominique Lavigne. Le maire affirme n'avoir « aucune intention maléfique ». « J'ai rappelé que les premières réunions avec Mme Etchenique datent de novembre 2025. »
Mal-être collectif
Qu'est-il reproché à la salariée, en poste depuis 25 ans dans la commune dont 18 aux RH ? « Rien de grave », assure Jean-René Etchegaray. « Si tel avait été le cas, nous aurions parlé de mesures disciplinaires or ce n'est absolument pas le cas ici. Nous ne sommes pas dans le cadre d'une sanction. » L'élu évoque une situation problématique suggérant une difficulté collective dans le service. « La médecine du travail a fait un signalement de mal-être collectif. Il nous fallait constater une souffrance. J'étais obligé de réagir. »
Solution négociée
Le maire parle d'une « solution négociée » pour la salariée, également déléguée syndicale CGT. « Mme Etchenique a sa place dans notre administration. Dès novembre 2025, nous lui avons fait une proposition, qu'elle a déclinée. Nous venons de la revoir pour lui en faire une nouvelle. » Mardi, le directeur général des services David Tollis et l'adjointe aux ressources humaines Sylvie Durruty l'ont reçue. Avant cet échange, Hélène Etchenique avait pris une avocate et entendait contester la mesure devant le tribunal administratif.



