Licenciée pour avoir joué au padel en arrêt maladie : une Italienne obtient 18 mois de salaire
Padel en arrêt maladie : licenciement annulé, 18 mois de salaire

Licenciée pour avoir joué au padel en arrêt maladie : une Italienne obtient 18 mois de salaire

Une cheffe de rayon italienne de 50 ans, licenciée pour avoir joué au padel pendant un arrêt maladie, a obtenu gain de cause devant la justice. Le tribunal du travail de Rovigo a jugé le licenciement illégitime et a condamné l'employeur à lui verser 18 mois de salaire en guise d'indemnités.

Les faits de l'affaire

Début janvier 2024, cette femme, employée depuis près de 30 ans dans un supermarché de Vénétie, s'est fracturé le pouce de la main gauche lors d'une chute. Elle s'est alors mise en arrêt maladie. Quelques semaines plus tard, fin janvier 2024, elle a été vue en train de jouer au padel dans un club sportif. Son employeur l'a immédiatement suspendue, puis licenciée, une sanction qu'elle a contestée devant le tribunal.

Un licenciement jugé "disproportionné"

Les juges ont conclu que le licenciement sans préavis était une sanction excessive. Ils ont estimé que cette mesure était réservée à des fautes graves, comme la simulation de maladie, ce qui n'était pas le cas ici. La défense a prouvé que la pratique du padel n'avait ni aggravé la blessure, ni retardé la guérison. Les recommandations médicales interdisaient uniquement de soulever des charges lourdes, mais n'excluaient pas une activité physique compatible avec l'état de la patiente.

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Une décision qui pourrait faire jurisprudence

Pour l'avocat de la plaignante, ce jugement rappelle un principe important : un arrêt maladie n'est pas une assignation à résidence. Tant que l'activité pratiquée ne nuit pas au rétablissement du salarié, elle peut être autorisée. Cette affaire, rapportée par le quotidien italien Il Resto del Carlino, souligne ainsi les limites du contrôle des employeurs sur la vie privée des salariés en arrêt maladie.

La condamnation de l'employeur à verser 18 mois de salaire d'indemnités marque une victoire significative pour la salariée, mettant en lumière les abus potentiels dans les procédures de licenciement liées à des arrêts maladie.

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