Après huit années de procédure judiciaire, l’ancienne présentatrice de LCI Katherine Cooley a obtenu gain de cause devant les prud’hommes. Les juges ont reconnu qu’elle avait été victime d’un « licenciement abusif » et ont ordonné à la chaîne de lui verser 143 000 euros d’indemnités, comme le rapporte L’Informé.
Une journaliste recrutée en 1995, une émission marginalisée dès 2017
Katherine Cooley, recrutée en 1995, a vu son émission Vis leurs vies subir une réduction de son temps d’antenne en 2017. Reléguée au dimanche et dotée d’une équipe réduite, la journaliste a dû assumer une charge de travail telle qu’elle a sombré dans un épisode dépressif. Cet état a entraîné un arrêt maladie de trois ans, puis une déclaration d’inaptitude.
Le conflit avec son employeur remonte à 2018, date à laquelle elle a saisi les prud’hommes. Au-delà du licenciement, le litige portait également sur l’ancienneté de la journaliste. Katherine Cooley revendiquait 25 ans de présence, tandis que LCI, excluant ses années de maladie, n’en reconnaissait que 22. Ce point doit encore être tranché par une commission arbitrale.
La reconnaissance de la dépression comme maladie professionnelle
Le combat de Katherine Cooley ne s’arrête pas là. Elle exige désormais que sa dépression soit reconnue comme maladie professionnelle. Un premier avis a été rendu en sa faveur, mais LCI a déposé un recours.
« Je l’ai fait pour moi, mais aussi pour tous ceux qui sont partis en burn out », affirme-t-elle, espérant que son dossier « pourra faire jurisprudence ». Cette affaire pourrait ainsi établir un précédent pour les salariés victimes d’épuisement professionnel lié à leurs conditions de travail.