Grève des contrôleurs SNCF sur l'axe Paris-Sud-Est : trois jours de mobilisation annoncés
Un préavis de grève a été officiellement déposé par les contrôleurs des trains de l'axe Paris-Sud-Est (PSE) pour les 20, 21 et 22 février 2026. Cette information, révélée par Le Monde et confirmant une annonce de BFM-TV, marque une nouvelle étape dans les tensions sociales au sein de la SNCF.
Les revendications des agents commerciaux
À l'appel du syndicat SUD-Rail PSE, les agents du service commercial trains sont invités à cesser le travail pour protester contre ce qu'ils qualifient de « management agressif » et la dégradation continue de leurs conditions de travail. Selon les grévistes, ces conditions seraient sacrifiées sur l'autel de la recherche de productivité, une préoccupation récurrente dans le secteur ferroviaire.
Ces agents ont multiplié les mouvements de grève ces dernières années, portant les mêmes revendications. Jusqu'à présent, ces actions étaient souvent coordonnées par le collectif informel CNA, qui représente de nombreux contrôleurs. Cependant, pour cette mobilisation de février, le CNA n'est pas à la manœuvre, comme l'a précisé l'un de ses représentants au Monde.
Les modalités légales et l'impact anticipé
Conformément à la législation française, les agents souhaitant faire grève doivent se déclarer individuellement au moins quarante-huit heures avant le début effectif de leur cessation de travail. Cette procédure permet à l'entreprise d'organiser son plan de transport et de minimiser les perturbations pour les voyageurs.
Dès le mercredi 18 février, soit deux jours avant le début du préavis, SNCF Voyageurs a estimé que les effets de cette grève sur le trafic des trains devraient être extrêmement limités, voire nuls. Cette prévision optimiste repose sur la possibilité pour la direction de faire appel à des « volontaires accompagnateurs occasionnels » pour suppléer les grévistes.
La stratégie de la direction et les tensions syndicales
Ces volontaires, souvent issus d'autres services de l'entreprise et fréquemment des cadres, ont déjà permis à SNCF Voyageurs de maintenir la quasi-totalité des trains en circulation lors de précédents conflits sociaux. Un exemple notable remonte au week-end du 8 mai 2025, où une grève largement suivie n'a pas empêché le fonctionnement normal des lignes grâce à ce dispositif.
Cette stratégie est vivement critiquée par les syndicats, qui accusent la direction et ces volontaires de casser systématiquement les mouvements de grève. Les tensions persistent donc entre la volonté de maintenir le service public et le droit de grève des agents, dans un contexte où les revendications sociales semblent peiner à trouver une issue durable.
La situation illustre les défis permanents de la SNCF pour concilier impératifs économiques, qualité du service et conditions de travail de ses employés, dans un secteur en constante évolution.



