Le paradoxe français des heures travaillées
Chaque printemps, le mois de mai et ses nombreux ponts remettent sur le devant de la scène politique la question épineuse de la durée du travail en France. Année après année, la France conserve pourtant sa place de lanterne rouge parmi les pays de l'OCDE en ce qui concerne le nombre d'heures travaillées par habitant.
Un double déficit d'emploi
Cette position statistique s'explique par un double déficit concret dans l'utilisation de la force de travail. En premier lieu, la France peine à mobiliser ses actifs en début et en fin de carrière. Alors que le taux d'emploi des quadragénaires est comparable à celui des autres grandes nations de l'OCDE, une proportion significativement plus faible de jeunes âgés de 18 à 25 ans et de seniors de 60 à 65 ans occupent un emploi dans l'Hexagone.
Ce constat récurrent soulève des interrogations sur les politiques publiques mises en œuvre pour favoriser l'insertion professionnelle des jeunes et le maintien en activité des seniors. Les réformes successives des retraites et de l'emploi n'ont pas encore permis de rattraper le retard accumulé.



