L'État débloque 70 millions d'euros pour le chômage partiel face à la crise économique
Pour atténuer les répercussions économiques du conflit au Moyen-Orient, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a annoncé, ce lundi 30 mars, la mise en place d'un dispositif de chômage partiel pris en charge par l'État. Ce soutien financier, d'un montant d'environ 70 millions d'euros, vise spécifiquement les entreprises confrontées à une baisse d'activité brutale liée à cette crise internationale.
Un retour du chômage partiel pour les entreprises en difficulté
Des mesures d'activité partielle longue durée (APLD) avaient été déployées durant la pandémie de Covid-19 à partir de 2020, puis au début de la guerre en Ukraine en 2022. Cependant, de nouveaux dispositifs similaires n'étaient plus autorisés depuis début 2023. Jean-Pierre Farandou s'est déclaré prêt à réactiver ce mécanisme pour soulager les entreprises affectées, tout en soulignant que, pour le moment, l'activité économique résiste relativement bien.
Sur France Info, le ministre a précisé : « Le chômage partiel peut concerner toutes les entreprises qui font face à une baisse d'activité brutale qui serait liée directement à la crise et dont on est à peu près sûr qu'une fois la crise passée, l'entreprise va redémarrer. » Bien que toutes les entreprises soient éligibles, une attention particulière sera portée aux sociétés souffrant des conséquences de la situation en Iran.
Un effort budgétaire complémentaire aux aides carburant
Cette annonce intervient après la révélation, vendredi dernier, d'un plan d'aide de près de 70 millions d'euros ciblant les secteurs les plus impactés par la flambée des prix des carburants, notamment la pêche, l'agriculture et les transports. Jean-Pierre Farandou a insisté sur le caractère additionnel de ces mesures : « L'effort que fait l'État en matière de chômage partiel, qui est d'ailleurs payé par le ministère du Travail, se rajoute à l'effort qui est fait pour réduire la facture carburant dans certains secteurs qui sont particulièrement consommateurs de carburant. »
Le ministre a également abordé les contraintes budgétaires, affirmant que cette nouvelle ligne de crédit, d'environ 70 millions d'euros, sera engagée progressivement tout au long de l'année. Il a réaffirmé l'engagement du gouvernement à maîtriser le déficit public, déclarant : « Quoi qu'il arrive, on va essayer de tenir la réduction du déficit. Il n'y a pas d'argent magique et le gouvernement n'est pas assis sur une cagnotte. »
Perspectives et autres sujets abordés
En marge de ces annonces, Jean-Pierre Farandou a évoqué la possible revalorisation des frais de déplacement des infirmières libérales, indiquant que le gouvernement examinera les possibilités d'action dans ce domaine. Cette déclaration souligne la volonté des autorités de prendre en compte divers aspects de la vie économique et sociale affectés par les crises actuelles.
En résumé, le gouvernement français mobilise des outils de soutien économique pour protéger les entreprises et les emplois face aux turbulences géopolitiques, tout en cherchant à équilibrer ces interventions avec une gestion rigoureuse des finances publiques.



