La CGT Dordogne se mobilise pour défendre le 1er mai comme jour férié obligatoire
L'Union départementale CGT 24 organise une manifestation ce vendredi 10 avril à Périgueux, en Dordogne, pour protester contre la remise en cause du seul jour férié obligatoirement chômé et payé en France. Cette mobilisation intervient alors qu'une proposition de loi, discutée ce même jour à l'Assemblée nationale, vise à autoriser certains salariés à travailler le 1er mai.
Un rassemblement symbolique devant le palais de justice
Le rassemblement est prévu à 12 heures devant le palais de justice de Périgueux, avant un cortège qui se dirigera vers la préfecture. Cette action locale s'inscrit dans un contexte national de forte opposition syndicale, avec un front commun rassemblant la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, Unsa, Solidaires et la FSU.
Les craintes exprimées par le secrétaire général départemental
Mathieu Le Roch, secrétaire général départemental de la CGT, exprime des inquiétudes profondes concernant cette proposition de loi. « Ce texte remet en cause le seul jour obligatoirement chômé et payé en France. Actuellement, seules certaines professions, principalement dans le secteur de la santé et dans les usines en 3x8 où l'interruption de production est impossible, sont autorisées à travailler le 1er mai », explique-t-il. Il craint que cette mesure ne soit une première étape vers la généralisation du travail le 1er mai à l'ensemble des salariés.
Le volontariat, une notion contestée dans la pratique
Le responsable syndical met en garde contre la notion de volontariat souvent évoquée dans ce type de réformes. « Nous ne sommes pas dupes. Autoriser le travail le 1er mai sur la base du volontariat, c'est biaisé. Dans la vraie vie, le volontariat, ça n'existe pas. Il y a forcément un lien de subordination entre le salarié et l'employeur », affirme Mathieu Le Roch. Il rappelle les précédents, notamment concernant le travail le dimanche, pour illustrer les risques de dérive.
Un enjeu national pour les droits des travailleurs
Cette manifestation s'inscrit dans un débat plus large sur la protection des acquis sociaux et des jours fériés en France. La CGT Dordogne souligne l'importance de préserver le 1er mai comme un jour symbolique de lutte et de reconnaissance des droits des travailleurs, sans compromis sur son caractère obligatoirement chômé et payé.



