Vente de lait maternel sur les réseaux sociaux : une pratique dangereuse
Vente de lait maternel : une pratique dangereuse

Depuis le scandale des laits infantiles qui a éclaté en décembre dernier, de nombreux parents s'inquiètent et se tournent vers un marché parallèle qui explose sur les réseaux sociaux. Une pratique pourtant interdite et dangereuse.

Des annonces en quelques clics

Sur Facebook, il suffit de quelques clics pour trouver des lots de lait maternel en vente. Cette tendance s'est accentuée après les rappels de laits infantiles dans les supermarchés, révèle Franceinfo. La méfiance envers les préparations industrielles a grandi, poussant des parents à chercher des alternatives, notamment du lait maternel, aliment le plus recommandé pour le nourrisson. Des groupes d'achat ou de vente fleurissent, atteignant parfois 900 personnes.

Des risques sanitaires majeurs

Cette pratique comporte un danger selon plusieurs spécialistes. Faire boire à un bébé du lait dont on ignore la composition et les conditions de conservation est déconseillé. « On ne peut pas donner son lait à la voisine du coin ! » prévient Sandra Brancato, pédiatre et présidente de l'Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA), dans Le Parisien.

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« D'une part, la mère peut être porteuse d'un virus (hépatite B, C…) ou d'une bactérie sans le savoir et le transmettre à l'enfant. D'autre part, un congélateur domestique ne remplace pas un équipement adapté, des contrôles sanitaires et une surveillance de la température », développe-t-elle.

Étude américaine alarmante

En 2013, une étude américaine illustrait déjà les risques, rappelle La Voix du Nord. Près de 74 % des échantillons de lait maternel vendus hors circuits officiels présentaient une charge bactérienne élevée. De nombreux nourrissons, surtout prématurés, ont subi des effets indésirables.

Interdiction et sanctions

La commercialisation du lait maternel est interdite en France, passible de cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. Des solutions encadrées et gratuites existent. L'AFPA appelle les donneuses à se rendre en lactariums, où le lait est traité après une prise de sang, pour les bébés qui en ont besoin.

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