Les jeans baggys et les tailles basses habillent toutes les hanches. « Le Diable s’habille en Prada 2 » est à l’affiche des cinémas. Les ados se photographient avec des appareils numériques compacts. Pas de doute, il plane dans l’air comme un retour des années 2000. Et avec lui, un come-back dont on se serait bien passé : la mode de la maigreur chez les célébrités.
Un phénomène qui interroge
Difficile d’y échapper : sur les tapis rouges s’affichent désormais clavicules saillantes, pommettes creusées et cages thoraciques tout en relief au-dessus des décolletés des robes de couturiers. À tel point que le sujet est devenu une blague récurrente chez les commentateurs de ces évènements. Pourtant, derrière l’ironie se cache une réelle inquiétude pour la santé des stars et l’influence sur le public.
Entre alerte et dérapages
Face à des stars qui s’affichent de plus en plus maigres, l’inquiétude exprimée laisse parfois place à des commentaires déplacés voire humiliants sur leur physique. Débattre sur ce phénomène reste possible, à condition de prendre quelques précautions. Il s’agit de ne pas verser dans le bodyshaming, c’est-à-dire les critiques blessantes sur l’apparence, qui peuvent aggraver les troubles alimentaires ou l’image de soi.
Comment en parler sans nuire ?
Pour aborder ce sujet sensible, plusieurs pistes sont à privilégier : se concentrer sur les pressions de l’industrie de la mode et du cinéma, plutôt que sur les corps individuels ; rappeler les risques pour la santé liés à une maigreur extrême ; encourager une diversité de morphotypes dans les médias. L’objectif est de sensibiliser sans stigmatiser, en évitant les comparaisons et les jugements personnels.
Le retour de l’ultra-maigreur sur les tapis rouges n’est pas anodin. Il reflète des tendances esthétiques et des normes de beauté qui peuvent avoir des conséquences néfastes. En parler de manière constructive est essentiel pour ne pas reproduire les erreurs du passé.



