Samantha Fermond : du clavecin au dragster, une passion fulgurante
Samantha Fermond : clavecin et dragster, un duo gagnant

La Valettoise Samantha Fermond s’impose progressivement dans l’univers exigeant du dragster. Entre rigueur, précision et maîtrise, la jeune pilote construit son parcours loin des clichés de la simple course de vitesse.

Un déclic familial

Rien ne prédestinait Samantha Fermond à avaler des lignes droites en quelques secondes, si ce n’est un environnement familial tourné vers les mécaniques américaines. À La Valette, elle grandit au milieu des rassemblements automobiles organisés par son père. C’est là, presque par hasard, qu’elle découvre le dragster. Un déclic immédiat. « On m’a dit que ça existait aussi pour les enfants. J’ai voulu essayer », raconte-t-elle. À l’époque, elle partage son temps entre cette nouvelle passion et la musique, le clavecin plus précisément. Un équilibre imposé par un pacte familial : poursuivre l’un pour pouvoir pratiquer l’autre. Si la musique lui apporte rigueur et concentration, c’est bien au volant qu’elle se sent à sa place.

Une progression méthodique

Dans les paddocks, son père n’est jamais loin. Plus qu’un accompagnateur, il est un véritable pilier. Ensemble, ils ont construit une progression patiente et méthodique. La puissance des machines augmente année après année, pour laisser le temps d’apprivoiser chaque sensation. « Le but, c’est qu’elle maîtrise parfaitement avant d’aller plus loin », résume-t-il. Le dragster, derrière l’image spectaculaire, est une discipline d’une précision redoutable. Chaque pilote annonce avant le départ le temps qu’il pense réaliser sur 400 mètres. Trop rapide ? Disqualification. Trop lent ? Pénalité. Entre les deux, une marge infime où tout se joue. À cela s’ajoutent les paramètres extérieurs : température de la piste, humidité, vent. Samantha ajuste ses réglages, souvent sans autre aide que son ressenti. Dans l’habitacle, peu d’instruments : l’essentiel se joue à l’oreille et dans les mains. Le départ, lui, ne pardonne pas. Une réaction trop rapide ou trop tardive, et la course s’arrête avant même d’avoir commencé. « C’est extrêmement mental », confie son père.

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Une préparation complète

À ce niveau, la jeune pilote s’appuie sur une préparation complète : entraînement physique, suivi nutritionnel, accompagnement mental. Les débuts n’ont pourtant rien eu d’un long fleuve tranquille. « On rentrait en pleurant », se souvient son père des premières années, quand les résultats tardaient à venir. Puis, progressivement, les repères se sont installés. Aujourd’hui, les podiums sont devenus un objectif régulier. À 16 ans, Samantha obtient une dérogation pour courir en catégorie adulte, une reconnaissance de son sérieux et de ses compétences. En parallèle, elle mène des études d’ingénieur en aéronautique et travaille désormais dans le secteur des aéronefs militaires.

À la recherche de sponsors

Sur la piste comme en dehors, la jeune femme avance avec la même exigence. Si elle garde les mots rares pour décrire ses sensations, elle évoque volontiers « une forme de contrôle » au moment où tout s’accélère. Aujourd’hui, la Team Samantha Dragster France cherche à franchir un nouveau cap. Pour poursuivre son développement, la pilote est à la recherche de sponsors et de mécènes prêts à accompagner son projet. Contact via Facebook : Team Samantha Dragster France.

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