Margot a travaillé trois ans dans le domaine funéraire. Elle a découvert que la radinerie ne connaît ni morale ni décence, surtout face à la mort. Les familles les plus riches étaient souvent les plus avares, négociant chaque euro, même pour l'enterrement de leur mère.
Des familles aisées mais radines
Margot raconte : « Au début, je faisais attention à ne pas proposer des prestations trop chères aux familles modestes. Mais j'ai vite compris que ce n'étaient pas elles les plus économes. Les familles qui rognaient sur tout arrivaient avec leur grosse Audi et leurs manteaux de fourrure. Dès leur arrivée, elles demandaient ce qui était gratuit et quelles ristournes on pouvait leur accorder. »
Négociations sur le cercueil
Ces familles négociaient chaque euro, même sur le choix du cercueil. Un modèle en pin était jugé « un peu cher », alors elles descendaient encore en gamme pour prendre un cercueil en aggloméré. Margot ajoute : « Si j'avais pu leur vendre une version en solde parce que le bois était déjà en train de pourrir, elles auraient accepté. »
L'assurance décès, un butin
Margot a observé que certaines familles réduisaient les coûts des obsèques pour récupérer l'argent de l'assurance décès souscrite par le défunt. « J'ai vu des gens richissimes économiser 5 euros sur l'enterrement de leur mère », témoigne-t-elle. Cette attitude lui a semblé d'un manque de respect total envers le défunt.
Une leçon sur l'avarice
Cette expérience a profondément marqué Margot. Elle conclut : « La radinerie ne connaît ni morale ni décence. Et encore moins le respect des morts. » Les familles aisées, malgré leurs moyens, préféraient économiser sur les derniers hommages, révélant une face sombre de l'avarice.



