Face à la recrudescence des violences sexistes et sexuelles en milieu étudiant, des initiatives voient le jour pour encadrer les soirées. Des associations proposent désormais la présence de « personnes de confiance » formées pour prévenir et intervenir en cas d'agression. Ces dispositifs, encore expérimentaux dans certaines universités, visent à créer un environnement plus sûr pour les étudiants.
Un constat alarmant
Selon une enquête récente, près d'une étudiante sur cinq déclare avoir subi des violences sexistes ou sexuelles lors d'une soirée universitaire. Face à ce constat, des collectifs étudiants et des associations féministes se mobilisent pour proposer des solutions concrètes. L'une d'elles consiste à former des étudiants volontaires, appelés « personnes de confiance », qui veillent au bon déroulement des soirées.
Le rôle des personnes de confiance
Ces personnes, reconnaissables à un badge ou un bracelet, ont pour mission d'être attentives aux comportements à risque et d'intervenir discrètement en cas de besoin. Elles sont formées à la gestion des situations de crise, à l'écoute active et à l'orientation des victimes vers les services compétents. Leur présence vise à dissuader les agresseurs potentiels et à rassurer les participants.
Un dispositif bien accueilli
Les premières expérimentations, menées dans plusieurs villes universitaires, montrent un accueil positif de la part des étudiants. « Cela nous permet de faire la fête plus sereinement », confie une étudiante. Les organisateurs de soirées y voient également un moyen de responsabiliser les participants et de promouvoir une culture du consentement.
Des limites à surmonter
Malgré ces avancées, des défis persistent. La formation des personnes de confiance doit être approfondie pour garantir une intervention efficace. De plus, le dispositif repose sur le bénévolat, ce qui limite son déploiement. Certains appellent à un financement public pour pérenniser ces actions et les étendre à l'ensemble des établissements.
En attendant, les associations poursuivent leur travail de sensibilisation et de prévention, espérant que ces initiatives contribueront à faire reculer les violences sexistes dans le milieu étudiant.



