La troisième rencontre de « Bonjour Nîmes ! » s'est déroulée mardi soir dans la cour de l'école Edgar-Tailhades, rassemblant une foule nombreuse. Le maire Vincent Bouget, accompagné du président du conseil de quartier Bruno Ferrier et de plusieurs élus, a échangé avec les habitants de onze quartiers de Garrigues-Ouest, parmi lesquels Castanet, Vacquerolles, Villeverte, Carreau-de-Lanes, Eau-Bouillie, La Cigale, Camplanier, Védelin, Mas de Lauze, Ermitage et route d'Alès.
Des paroles cash et des attentes fortes
Dès l'ouverture, le maire a encouragé la franchise : « On a besoin de se parler, de s'écouter, d'échanger. On se dit tout. Il n'y a pas de sujet tabou. » Les habitants ont répondu présents, avec des interventions directes. Louna, lycéenne de Vacquerolles, a réclamé « plus de choses pour les jeunes », notant que la maison de quartier est surtout fréquentée par des personnes âgées. Fabrizzio, technicien de Castanet, a averti le maire : « Nous vous avons donné notre confiance. Il ne faudra pas la dissiper, mais l'honorer. » Andrée-Monique a suggéré la gratuité des bus pour les jeunes, tout en regrettant que « les jeunes, ça ne vote pas ».
Urbanisme et qualité de vie en question
Plusieurs questions ont porté sur le Plan Local d'Urbanisme (PLU). Jean-Michel Martin, président du comité de quartier de Villeverte, a demandé : « Que va devenir la révision du PLU ? » Jacques, de Castanet, a interrogé : « Allez-vous privilégier les promoteurs immobiliers ou les particuliers ? » Vincent Montels, président du comité de Castanet, a voulu savoir : « Quelle vision concrète pour préserver la qualité de vie des habitants des garrigues ? »
Nuisances sonores et sentiment d'insécurité
Même dans ces quartiers jugés « privilégiés », le quotidien n'est pas toujours facile. Stéphanie, du Mas de Lauze, a dénoncé les nuisances sonores causées par les rodéos de motocross à Valdegour chaque week-end : « Nîmes est une cuvette, et cela résonne. » Au Carreau-de-Lanes, des « runs motorisés de 20 heures à minuit » sont également signalés. L'insécurité dans les déplacements a été largement évoquée. Josepha a expliqué : « Depuis les travaux de la route de Sauve, on ne se sent pas en sécurité quand on descend à pied, les trottoirs sont étroits. » Justine, jeune maman, a déploré : « C'est très compliqué, à Villeverte, de circuler avec une poussette. » Les pistes cyclables sont jugées dangereuses, notamment route de Sauve, où « tous les jours, en sortant de chez soi, on manque renverser quelqu'un », selon Christophe. Chantal a ajouté : « On ne peut pas s'y croiser à deux. » Vincent Montels a pointé « une hausse du trafic routier et des problèmes liés à la vitesse ».
Une voirie en piteux état
L'état des routes a été un sujet récurrent. Éric, habitant du Carreau-de-Lanes depuis quatre mois, a lancé : « Déjà deux pneus crevés. Les routes de Nîmes sont exécrables. » Myriam Ferrand, présidente du comité de la route d'Alès, a signalé : « Dans les chemins adjacents à la route d'Alès, il y a des nids-de-poule de 30 cm de profondeur, et c'est toute la garrigue comme ça. » Vincent Bouget a reconnu l'ampleur du problème : « La voirie est un chantier immense qui va coûter des millions d'euros. On va s'y intéresser avec un plan pluriannuel d'investissement. »
En conclusion, Mickaël, de La Cigale, a lancé au maire : « Courage ! Je n'aimerais pas avoir le poste de maire ! »



