Location saisonnière : obligations fiscales à connaître
Location saisonnière : obligations fiscales à prévoir

La location saisonnière, qu'elle soit meublée ou non, génère des revenus imposables. Les propriétaires doivent respecter des obligations déclaratives précises, sous peine de redressement fiscal. En 2026, les règles restent inchangées par rapport à 2025, mais les seuils et abattements sont actualisés.

Quels revenus déclarer ?

Tous les loyers perçus dans le cadre d'une location saisonnière sont imposables dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) pour les locations meublées, ou des revenus fonciers pour les locations non meublées. Les locations saisonnières sont définies comme des locations de courte durée, généralement inférieure à 90 jours consécutifs.

Le régime micro-BIC

Pour les locations meublées, le régime micro-BIC s'applique si les recettes annuelles ne dépassent pas 77 700 € en 2026. Ce seuil est identique à celui de 2025. L'abattement forfaitaire pour frais est de 50 %, ce qui signifie que seul 50 % des recettes est imposable. Par exemple, pour 10 000 € de loyers, seul 5 000 € sont soumis à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.

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Le régime réel

Au-delà du seuil de 77 700 €, le propriétaire doit opter pour le régime réel. Il doit alors déclarer ses recettes et ses charges déductibles (frais d'entretien, intérêts d'emprunt, etc.). Ce régime peut être plus avantageux si les charges sont élevées. Selon Maître Sophie Dupont, avocate fiscaliste, « le régime réel permet de déduire l'ensemble des frais réels, ce qui peut réduire considérablement la base imposable ».

Les obligations déclaratives

Les revenus de location saisonnière doivent être déclarés chaque année sur la déclaration de revenus (formulaire 2042 C). Pour le régime micro-BIC, il suffit de remplir la case 5ND. Pour le régime réel, il faut joindre un formulaire 2031. Les propriétaires doivent également s'inscrire au registre du commerce et des sociétés (RCS) s'ils louent plus d'un logement meublé de manière habituelle.

Les prélèvements sociaux

Les revenus locatifs sont soumis aux prélèvements sociaux au taux de 17,2 % (CSG, CRDS, etc.). Ce taux s'applique sur le montant imposable après abattement ou déduction des charges. Pour les locations meublées en micro-BIC, les prélèvements sociaux sont calculés sur la base de l'abattement de 50 %.

Les sanctions en cas d'oubli

En cas de non-déclaration, l'administration fiscale peut appliquer une majoration de 40 % pour défaut de déclaration, voire 80 % en cas d'activité occulte. Il est donc essentiel de déclarer ses revenus, même pour de petites sommes. Selon les services fiscaux, « un contrôle peut intervenir jusqu'à trois ans après la perception des loyers ».

Conseils pratiques

Pour éviter les erreurs, il est recommandé de tenir un registre des locations (dates, montants perçus, identité des locataires). Les plateformes de location comme Airbnb transmettent désormais automatiquement les données à l'administration fiscale. En 2026, plus de 500 000 déclarations ont été contrôlées via ces données, selon Bercy.

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