Tentative de livraison par drone en prison : deux complices condamnés
Livraison par drone en prison : deux hommes condamnés

Deux individus ont été interpellés jeudi 23 avril tôt dans la matinée, alors qu'ils tentaient de livrer par drone des téléphones et des stupéfiants à des détenus de la prison de Neuvic, en Dordogne. Le duo, composé d'un Polonais résidant en Belgique et d'un Haut-Savoyard d'une vingtaine d'années, avait loué une voiture en Belgique, passé la nuit à Bordeaux avant de se rendre près du centre de détention.

Un plan minutieusement préparé

Les deux complices ont été arrêtés dès potron-minet, juste à côté de la prison. Leur objectif : utiliser un drone pour acheminer des téléphones portables et des stupéfiants à l'intérieur de l'établissement pénitentiaire. Le binôme a été présenté en comparution immédiate devant le tribunal de Périgueux le mardi 28 avril.

Qui pilotait le drone ?

Lors de l'audience, la procureure Diane de Chalup a insisté sur la nécessité de peines dissuasives : « Visiblement, la publicité dit que c’est assez simple de livrer en drone à Neuvic. Il faut que cela s’arrête, il faut des peines dissuasives. » Elle a requis de la prison ferme pour les deux prévenus.

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Le Polonais, qui conduisait le véhicule, a avoué les faits avec l'aide d'une interprète. Le Haut-Savoyard a reconnu avoir joué le rôle de guetteur. Cependant, tous deux ont affirmé qu'un troisième homme, venu en scooter et dont ils ignorent l'identité, pilotait le drone. Interrogés sur la manière dont ce mystérieux complice aurait pu s'échapper en pleine campagne de nuit et récupérer son véhicule, ils n'ont pu fournir d'explication cohérente.

« De qui avez-vous peur ? », a demandé le président du tribunal. « Je ne sais pas qui c’est, peut-être la mafia », a répondu le Polonais.

Les peines prononcées

Le tribunal a condamné le Polonais à un an de prison ferme, assorti d'une interdiction du territoire français pendant dix ans. Son comparse a écopé de sept mois de prison ferme, et un sursis de cinq mois a été révoqué. Cette affaire illustre les nouvelles méthodes utilisées pour contourner la sécurité pénitentiaire, et la justice entend bien y mettre un terme par des sanctions sévères.

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