Jonathan Clauss se confie sur sa greffe de cheveux et ses complexes
Jonathan Clauss : greffe de cheveux et confidences

Ce dimanche 14 juin 2026, l'ambiance était à la détente et aux confidences sur le plateau de beIN Sports. Invité par Nico Colombien dans l'émission The Big Show, en marge de la rencontre Pays-Bas - Japon, le défenseur de l'OGC Nice Jonathan Clauss s'est livré avec beaucoup d'autodérision sur son combat contre la perte de cheveux et son recours aux implants capillaires. Lancé par une question sur un potentiel voyage en Turquie, le joueur n'a pas esquivé le sujet.

La fixette d'un joueur « filmé toutes les semaines »

Pour le latéral droit, la surexposition médiatique liée au sport de haut niveau a largement pesé sur ses complexes. « Le problème c'est que tu es filmé tous les week-ends, toutes les semaines… », a-t-il expliqué pour décrire la pression engendrée par son image publique. Le joueur concède d'ailleurs que sa profession a créé un biais évident : « Je pense que si je n'avais pas été joueur de foot, je n'aurais pas fait une fixette dessus », avoue-t-il, tout en reconnaissant qu'il aurait sans doute « plus facilement accepté » la situation s'il avait été un homme « ordinaire ».

Jonathan Clauss a tenu à saluer ceux qui assument leur perte de cheveux sans ciller. « Il y en a qui sont en totale capacité d'accepter. Franchement, bravo. C'est une preuve de confiance en soi énorme », a-t-il commenté. Pour sa part, la réalité était bien différente : « En fait, j'ai toujours été obnubilé par mes cheveux, depuis longtemps », s'est-il remémoré, situant le départ de cette obsession « à la crête de Neymar ». À cette époque, le joueur ne reculait devant rien pour parfaire son style : « Il fallait des coupes, tu mets de la laque, tu fais des défrisages, des trucs… ».

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« Là, je pense que je me suis foudroyé »

Le véritable point de non-retour s'est produit vers l'âge de 24 ou 25 ans, alors qu'il évoluait en Allemagne, à l'Arminia Bielefeld. À la suite d'une discussion avec un coéquipier qui souhaitait changer de tête avant de se rétracter au dernier moment, Jonathan Clauss a tenté une décoloration. « Là, je pense que je me suis foudroyé », s'amuse-t-il aujourd'hui, avant de préciser que cette expérience chimique « a tout tué ».

S'en est suivie une longue période de stress et de dissimulation pour le défenseur, particulièrement affecté au quotidien. « Après, il faut cacher, entretenir, faire attention tout le temps », a-t-il raconté, évoquant la paranoïa des lendemains de shampoing : « Quand tu te laves les cheveux, il faut faire attention à qui tu croises. Parce qu'après, tu n'assumes plus ». Se sentant coupable d'avoir accéléré sa propre chute de cheveux, le joueur s'est retrouvé un peu piégé. « Du coup, je me suis mis dans une merde (sic)… Et j'ai dit “tant pis, il faut cacher”. Sauf que des fois, tu ne peux plus », a-t-il poursuivi.

Le choix de la greffe et la « phase dégueulasse » de la repousse

Face à cette impasse, l'international français a fini par prendre une décision radicale à l'automne dernier. « J'ai fait une greffe de cheveux en octobre », a-t-il révélé, précisant que l'intervention s'était déroulée « en France », près de chez lui. Cette opération l'a contraint à passer par une autre étape redoutée : « J'ai dû me raser le crâne ».

Contre toute attente, le premier regard dans le miroir s'est avéré plutôt satisfaisant. « En vrai, pas mal. Je me suis regardé, je me suis dit que j'aurais peut-être dû d'abord commencer par ça, avant de me chauffer à faire autre chose », a-t-il admis. Et si la praticienne a tenté de le rassurer, le latéral est d'abord resté sceptique : « Elle m'a dit, je vous jure, ça vous va bien. Mais moi, je me suis dit, “elle va dire ça à tout le monde”. C'est logique ».

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L'histoire ne s'est pas arrêtée là, puisque le processus demande du temps et de la patience. « Après, tu arrives dans une phase dégueulasse, où ça a repoussé, mais pas vraiment », a-t-il complété en décrivant l'évolution de ses implants capillaires. Face à des cheveux alors très fins et un résultat visuel peu flatteur, le doute s'est brièvement installé : « Je me suis dit, “en fait, ça n'a pas marché” ». Heureusement pour lui, les mois ont passé et les doutes se sont évaporés. Interrogé sur son apparence actuelle, Jonathan Clauss a conclu avec un grand sourire : « Et là, en vrai, pas mal. […] ». « Une belle hairline », a validé l'animateur.