Alors que l'inflation continue de peser sur le budget des ménages, les Français envisagent de réduire leurs vacances d'été et leurs dépenses touristiques, selon une étude de l'Alliance France Tourisme publiée ce jeudi. L'organisation, qui regroupe les principaux acteurs du secteur, dresse un constat préoccupant pour l'été 2024.
Un recul des départs en vacances
Selon l'enquête, près de 40% des Français déclarent qu'ils partiront moins souvent en vacances cet été en raison de la hausse des prix. Parmi eux, 15% renoncent même à tout départ. Les catégories les plus modestes sont les plus touchées, avec une baisse significative des intentions de voyage.
Des dépenses revues à la baisse
Ceux qui partent prévoient de réduire leurs dépenses sur place : hébergement moins cher, restauration plus sobre, activités moins coûteuses. En moyenne, le budget vacances par foyer diminuerait de 12% par rapport à l'été précédent. Les destinations lointaines sont délaissées au profit de séjours en France ou chez des proches.
L'Alliance France Tourisme souligne que cette tendance affecte l'ensemble du secteur : hôtels, restaurants, campings, parcs de loisirs. Les professionnels s'attendent à une saison estivale morose, malgré les aides gouvernementales pour soutenir le tourisme social.
Des causes multiples
Outre l'inflation générale, la hausse des prix des carburants et des transports aériens freine les départs. Les Français sont aussi préoccupés par leur pouvoir d'achat à long terme, ce qui les incite à épargner plutôt qu'à consommer. Les vacances deviennent un poste de dépense ajustable en priorité.
Cette étude confirme les craintes des acteurs du tourisme, qui espéraient une reprise après les années Covid. Face à cette situation, certains proposent des offres promotionnelles ou des formules tout compris pour attirer une clientèle plus frileuse. D'autres misent sur le tourisme de proximité et les activités gratuites.
En conclusion, l'inflation modifie profondément les habitudes de vacances des Français, avec des conséquences économiques pour tout le secteur. Les prochains mois seront décisifs pour observer l'ampleur de ce phénomène.



