Le football italien traverse une saison particulièrement sombre. Aucun club transalpin ne s'est hissé dans le dernier carré des coupes d'Europe, et la Nazionale manquera sa troisième Coupe du monde consécutive. Après la démission du président de la Fédération italienne Gabriele Gravina, un nouveau scandale d'arbitrage secoue la Serie A.
Gianluca Rocchi au cœur de l'enquête
Gianluca Rocchi, ancien arbitre de la Coupe du monde 2018 et chef des arbitres italiens depuis cinq ans, est mis en examen pour complicité de fraude sportive. Il est accusé d'avoir désigné des arbitres favorables à l'Inter Milan lors de deux matchs cruciaux en avril 2025 : la demi-finale retour de la Coupe d'Italie contre l'AC Milan (0-3) et un match de Serie A à Bologne (1-0).
Trois personnes mises en examen
Outre Rocchi, Daniele Paterna, arbitre VAR lors d'Udinese-Parme (1-0) en mars 2025, et Andrea Gervasoni, ex-arbitre superviseur VAR, sont également mis en examen. Gervasoni est soupçonné d'être intervenu dans la salle VAR lors d'un match de Serie B.
L'enquête a été déclenchée par un courrier de Domenico Rocca, arbitre assistant démis de ses fonctions en juin 2025, se plaignant de notes injustes. Le parquet de Milan a ouvert une enquête après que le parquet fédéral a classé l'affaire sans suite.
Réactions et conséquences
Le président de l'Inter, Giuseppe Marotta, s'est dit « serein » : « Nous n'avons pas d'arbitres favorables ou défavorables. » Le président de la Serie A, Ezio Simonelli, a déclaré qu'il était inacceptable de mettre en doute la régularité du championnat.
L'ancien arbitre Pasquale De Meo a dénoncé une pratique de Rocchi : un code gestuel, comme le « pierre-feuille-ciseaux », pour corriger les décisions VAR depuis l'extérieur de la salle. Rocchi, qui nie les accusations, est convoqué jeudi par le parquet de Milan.
Cette affaire rappelle le Calciopoli, qui fête ses 20 ans, mais son ampleur reste à déterminer. Le football italien espère se relever de cette saison cauchemardesque.



