Inflation modérée mais hausses spectaculaires sur le café et le chocolat
Inflation : café +25%, chocolat +17,6% malgré une hausse globale modérée

Inflation modérée dans la grande distribution : des hausses explosives sur certains produits

Le cabinet d'études Circana a dévoilé son dernier baromètre des prix dans la grande distribution pour le mois de mars 2026, via le magazine spécialisé LSA. Les données révèlent une situation contrastée : si l'inflation globale semble contenue à 2,3% sur un an, certaines catégories de produits subissent des augmentations de prix spectaculaires, pouvant atteindre jusqu'à 25%.

Fièvre sur les fèves : café et chocolat en première ligne

En tête des hausses les plus marquées, le café enregistre une augmentation moyenne de +25% sur un an. Cette envolée des prix s'inscrit dans une tendance de fond : entre janvier 2024 et février 2025, le prix d'une tasse avait déjà grimpé de 10 centimes, et la hausse a même atteint plus de 37% entre août 2024 et août 2025. Selon les analyses de RMC Conso, cette inflation est directement liée à l'explosion des cours de l'arabica et du robusta sur le marché des matières premières depuis fin 2023, elle-même provoquée par des conditions de production altérées en raison de troubles politiques et climatiques.

Une autre fève très prisée connaît une situation similaire : le chocolat. Les tablettes coûtent désormais 17,6% de plus par rapport à mars 2025. Le cours du cacao a lui aussi connu une hausse vertigineuse ces dernières années, sur fond de conditions climatiques défavorables et de faible rémunération des planteurs. Cependant, une lueur d'espoir pointe pour les consommateurs : contrairement à Pâques 2025 où les prix avaient bondi de 32,8%, les prix du chocolat devraient être stables, voire en baisse cette année, en raison du dégonflement récent du cours du cacao.

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Des protéines animales aux prix musclés

Le baromètre Circana met également en lumière des hausses significatives sur plusieurs sources de protéines animales habituellement bon marché. La viande est particulièrement touchée, avec une augmentation de 19,2% pour le bœuf haché et de 16,6% pour la viande surgelée sur un an. En parallèle, les conserves de maquereaux affichent une hausse de +12,9% sur un an, une situation attribuée à la réduction des quotas de pêche dans l'Union européenne en raison de problèmes de surpêche.

Perspectives : une inflation qui devrait continuer à croître

Les perspectives pour les mois à venir ne sont pas optimistes. L'inflation devrait continuer à progresser dans les supermarchés pour deux raisons principales. D'une part, les prix vont évoluer en avril et mai suite aux négociations commerciales qui se sont achevées au 1er mars. D'autre part, une aggravation ou une prolongation du conflit au Moyen-Orient pourrait entraîner une nouvelle hausse globale des prix, notamment via une augmentation des coûts de l'énergie qui se répercuterait sur toute la chaîne de production et de distribution.

Ce baromètre dessine ainsi un paysage inflationniste à deux vitesses, où une modération globale masque des tensions extrêmement fortes sur des produits de consommation courante, plongeant les ménages dans une situation financière de plus en plus complexe.

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