Une affaire de prix trompeur en grande surface
Imaginez payer seulement 3,5 euros la bouteille pour un grand cru classé de Graves en appellation Pessac-Léognan. C'est précisément la somme qu'a déboursée une habitante des Hauts-de-Seine dans un supermarché, comme le rapporte Le Figaro. Convaincue de réaliser une affaire exceptionnelle, cette cliente a réglé 87,04 euros pour quatre caisses de château Olivier, ce qui correspondait à 21,76 euros par unité.
L'erreur d'étiquetage qui change tout
Le problème majeur résidait dans une erreur d'étiquetage cruciale. Le prix affiché de 21,76 euros correspondait en réalité à une seule bouteille de vin, et non à une caisse complète. En effectuant le calcul correct, le prix réel d'une caisse s'élevait à environ 130 euros, soit plus de 500 euros pour les quatre caisses. La différence pour le magasin dépassait ainsi allègrement les 400 euros.
Face à cette situation, le directeur de l'enseigne a tenté de récupérer la somme auprès de la cliente, allant même jusqu'à déposer plainte. Cependant, cette dernière agissait de bonne foi totale : non seulement l'étiquette indiquait clairement 21,76 euros, mais ce même prix s'est affiché lorsqu'elle a scanné le code-barres à la caisse automatique.
Le droit du consommateur prévaut
Pour que la plainte aboutisse, il aurait fallu prouver une fraude ou une mauvaise foi de la part de la cliente. Maître Elsa Raitberger, avocate spécialisée en droit de la consommation, explique auprès de TF1 info que cela aurait nécessité, par exemple, que la cliente ait sciemment scanné une mauvaise étiquette.
Or, dans ce cas précis, les images de vidéosuréveillance transmises aux forces de l'ordre n'ont révélé aucun comportement suspect. La cliente avait même pris la précaution de photographier l'étiquette de prix. Les poursuites ont donc été abandonnées.
La raison est simple : lorsqu'une erreur d'étiquetage profite au consommateur, celui-ci est en principe en droit de payer le prix affiché. Cette affaire souligne l'importance de la transparence des prix et de la protection des acheteurs face aux erreurs commerciales.



