Dragage d'urgence à Bayonne après un hiver tempétueux : 600 000 €
Dragage d'urgence à Bayonne après un hiver tempétueux

Une opération de dragage exceptionnelle au port de Bayonne

Après un hiver particulièrement tempétueux, un amoncellement significatif de sable s'est formé à l'embouchure de l'Adour, contraignant le port de Bayonne à mandater en urgence une opération de dragage exceptionnelle. Estimée à 600 000 euros, cette intervention a permis de lever les restrictions de navigation et de retrouver des conditions d'accès normales pour les navires.

Le président du Port de Bayonne, Pascal Marty, explique les raisons de cette décision et les défis rencontrés.

Pourquoi un dragage d'urgence a-t-il été nécessaire ?

Le port de Bayonne dispose habituellement de la drague Hondarra, qui retire entre 350 000 et 400 000 m³ de sable par an à l'embouchure. Cependant, cet hiver, les tempêtes ont provoqué une accumulation record de 530 000 m³ de sable entre octobre et février, dont 150 000 m³ en seulement un mois et demi. Cette accumulation a réduit les tirants d'eau à l'entrée du port, obligeant à limiter la taille des navires autorisés à entrer.

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Face à cette situation, la drague Anita Conti, basée à Bordeaux, a été mandatée pour deux interventions : du 20 au 24 mars et du 23 au 27 avril. Ces opérations, combinées au travail de Hondarra, ont permis de retrouver les tirants d'eau habituels.

Les caractéristiques de la drague Anita Conti

La drague Anita Conti a été choisie pour sa proximité, sa disponibilité et sa taille adaptée. Contrairement à Hondarra (1 200 m³), Anita Conti peut transporter 2 500 m³ de sable. Elle fonctionne 24 heures sur 24 avec des équipes se relayant, contre 12 heures pour Hondarra. Cela lui permet d'être quatre fois plus efficace.

De plus, sa taille modérée lui permet de claper le sable sur les plages, une obligation conjointe avec la mairie d'Anglet et l'Agglomération. Les conditions de dragage sont toutefois contraignantes : il faut une houle inférieure à 1,5 mètre pour draguer et inférieure à 1 mètre pour claper.

Un coût imprévu mais nécessaire

Le coût de cette opération exceptionnelle est estimé à 600 000 euros minimum. Non prévue au budget, cette dépense a un impact significatif, mais était indispensable pour le service public, la sécurité et l'économie du port. Pascal Marty souligne que ces événements climatiques exceptionnels risquent de devenir plus fréquents à l'avenir, nécessitant des solutions durables.

L'urgence a été traitée en collaboration avec les pilotes, la capitainerie, la Région et les clients du port. Des réflexions sont en cours pour faire face à de telles situations, qui pourraient se reproduire tous les cinq ans, une fréquence déjà préoccupante.

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