Flambée des carburants : le cri d'alarme de 40 millions d'automobilistes face à la "surfiscalité"
Carburants au plus haut : les automobilistes asphyxiés par les taxes

"Les Français sont asphyxiés" : l'alerte urgente sur la flambée des carburants

Le délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes, Pierre Chasseray, lance un cri d'alarme dans les colonnes de Midi Libre. Alors que le prix du gazole atteint son niveau le plus élevé en France depuis au moins 1985, il réclame une baisse "urgente" des taxes pour soulager les ménages et préserver l'économie nationale.

Une situation de "surfiscalité" dénoncée

Face à l'envolée des prix à la pompe, le gouvernement a annoncé des mesures ciblant les professionnels, mais aucune pour les particuliers. "Non, je ne comprends pas ce choix", affirme Pierre Chasseray. "Déjà, pour les professionnels, il n'y a que des pelures, des miettes. Tout le monde répète le même discours : on ne peut pas baisser les taxes, l'État n'a pas les moyens. Or nous n'avons pas les moyens de ne rien faire."

Le représentant des automobilistes insiste sur l'impact économique direct : "On a perdu quasiment un demi-point de croissance et ça va continuer. Nous sommes actuellement dans la surfiscalité sur les carburants, la France taxe plus que les préconisations de l'Union européenne." Il souligne également l'inégalité avec l'Allemagne, où les salaires moyens sont supérieurs de 900 euros.

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400 000 SMS de détresse en quatre semaines

Les remontées du terrain sont accablantes. "Aujourd'hui, les Français sont asphyxiés", témoigne Pierre Chasseray, évoquant des situations concrètes :

  • Stéphanie qui doit refuser un emploi à 50 kilomètres
  • Virginie qui ne peut plus acheter de chaussures à son enfant après avoir fait le plein
  • Mehdi, chauffeur de taxi, dont la marge s'évapore
  • Pierre qui parcourt 160 kilomètres pour voir ses enfants après son divorce

L'opération "Balance ton plein" a déjà généré 400 000 SMS en quatre semaines, illustrant l'ampleur de la détresse.

Risque de "colère noire" et fausse solution électrique

Cette colère sourde pourrait-elle déboucher sur un mouvement social ? "Les professionnels sont dans la rue. Oui, ça me fait peur parce que quand on s'asphyxie, on fait des gestes pour se débattre et ça peut être violent", reconnaît Pierre Chasseray. "Je n'ai pas envie d'entraîner vers quelque chose d'incontrôlable, mais aujourd'hui, on n'est plus dans le 'gilet jaune', on est dans la colère noire."

Quant à la transition vers le véhicule électrique présentée comme solution, le délégué général la qualifie de "discours médiatique" déconnecté de la réalité. "La Tesla vaut 50 000 euros. Mon apprenti gagne 800 euros par mois. La voiture électrique, c'est un véhicule financé par l'argent public et acheté par les CSP+. C'est le véhicule pour presque personne, financé par presque tout le monde." Il met en garde contre un futur "retour de bâton" quand l'État décidera de taxer à son tour l'électrique.

Face à cette crise sans précédent, Pierre Chasseray ne voit qu'une issue : une baisse immédiate des taxes sur les carburants, seule mesure capable selon lui de "sauver l'économie française" et d'éviter l'explosion sociale.

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