L'annonce d'un accord de paix entre les États-Unis et l'Iran a immédiatement provoqué une accalmie des prix à la pompe. Que deviennent les aides annoncées par le gouvernement ces derniers mois pour compenser la hausse des carburants ? Midi Libre fait le point.
Un accord de paix qui fait baisser les prix
« Que le pétrole coule à flots ! » C’est par ces mots que Donald Trump a annoncé la signature prochaine d’un accord de paix avec l’Iran, lundi 15 juin 2026, mettant fin à trois mois et 18 jours de conflit meurtrier. Sans surprise, cette déclaration a eu des effets directs sur les cours du pétrole : après s’être emballé, le prix du gazole est repassé sous la barre des 2 euros le litre. Mais cette situation interroge : que va-t-il advenir des mesures annoncées par le gouvernement pour soulager les automobilistes ?
Des aides massivement sollicitées
Sollicitée par plus de 440 000 Français, la prime « grands rouleurs » permet aux travailleurs modestes de toucher 100 euros. S’y ajoutent la revalorisation des indemnités kilométriques des aides à domicile, et une prime carburant totalement défiscalisée et désocialisée jusqu’à 600 euros. Face à la flambée des prix des carburants, le gouvernement avait annoncé un bouquet de mesures visant à protéger les filières et les travailleurs les plus touchés. Ces coups de pouce étaient attendus de pied ferme. À elle seule, l’aide aux « grands rouleurs » a ainsi été sollicitée par plus de 440 000 Français, qui devaient toucher ce mois-ci leur indemnité. Mais est-ce toujours d’actualité ?
Le gouvernement « vigilant »
Conscient de ces interrogations, Sébastien Lecornu a souhaité dissiper toute inquiétude. Sur son compte X, le Premier ministre a assuré lundi que même si une baisse des cours du pétrole était attendue depuis l’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran, les aides pour compenser la hausse globale des prix des carburants seraient maintenues. « Les aides annoncées, tant pour les particuliers grands rouleurs que pour les secteurs les plus exposés seront, elles, versées comme convenu », a-t-il affirmé. Le Premier ministre a confirmé en outre que le gouvernement serait « vigilant » à la baisse des prix à la pompe si les cours du pétrole diminuent.
Même son de cloche du côté du locataire de l’Élysée : invité du 13 Heures de TF1, Emmanuel Macron a soutenu que le gouvernement allait « s’assurer » que la chute des cours du pétrole attendue soit « bien répercutée à la pompe ». D’après le chef d’État, « c’est dans les semaines qui viennent qu’on aura un impact sur les cours », avec une baisse rapide des marchés mais ensuite, « pour que les chaînes logistiques repartent, ça va prendre quelques semaines ».



