À Marseille, étudier coûte en moyenne 1 200 euros par mois, un montant qui pèse lourd dans le budget des familles. Pourtant, il existe des solutions concrètes pour alléger cette charge dès la rentrée. Selon l'Union étudiante, qui a réalisé une enquête nationale, la cité phocéenne se classe parmi les villes les plus chères pour les étudiants, notamment en raison des loyers et des transports.
Le logement, premier poste de dépense
Le loyer représente à lui seul près de 60 % du budget mensuel d'un étudiant marseillais. Pour réduire cette facture, plusieurs pistes sont à explorer. La colocation reste une option prisée : elle permet de diviser les charges et de bénéficier d'un logement plus grand. Les résidences universitaires du Crous, dont les loyers sont plafonnés, offrent également des tarifs imbattables, mais les places sont limitées.
Une autre solution consiste à se tourner vers les bailleurs sociaux, qui proposent des logements à loyer modéré dans certains quartiers. Selon l'Union étudiante, un étudiant sur deux consacre plus de 50 % de ses revenus au logement, une situation qui les contraint souvent à cumuler un petit boulot.
Transports et alimentation : des économies possibles
Pour les déplacements, la RTM propose un abonnement annuel à tarif réduit pour les moins de 26 ans, soit 240 euros par an. Cela représente une économie substantielle par rapport au ticket à l'unité. Les étudiants peuvent aussi bénéficier de réductions sur les abonnements de train régionaux, notamment avec la carte Avantage Jeune de la SNCF.
Côté alimentation, les restaurants universitaires du Crous servent des repas complets à 3,30 euros. Selon une enquête de l'UFC-Que Choisir, les étudiants marseillais dépensent en moyenne 180 euros par mois pour se nourrir. Pour réduire cette somme, il est conseillé de cuisiner en batch, d'acheter en vrac dans les épiceries associatives et de privilégier les marchés de quartier où les produits sont souvent moins chers.
Bourses, aides et jobs : toutes les ressources à connaître
Avant la rentrée, il est essentiel de vérifier son éligibilité aux bourses sur critères sociaux. Le montant varie de 1 000 à 5 700 euros par an selon les revenus des parents. Les aides au logement (APL) peuvent également être demandées auprès de la CAF, à condition de fournir un justificatif de loyer.
Pour compléter leurs revenus, les étudiants peuvent se tourner vers les jobs sur le campus : bibliothèque, accueil, tutorat. Selon l'Union étudiante, un étudiant sur trois travaille pendant ses études, souvent dans la restauration ou le commerce. Ces emplois, bien que prenants, permettent de financer une partie des dépenses courantes.
Anticiper pour mieux gérer
La clé pour optimiser son budget est d'anticiper. Établir un budget prévisionnel dès septembre, en listant les charges fixes et variables, permet de repérer les postes où des coupes sont possibles. Les applications de gestion de budget, comme Bankin' ou Linxo, aident à suivre ses dépenses en temps réel et à éviter les dépassements.
Enfin, il ne faut pas hésiter à solliciter les associations étudiantes, qui organisent des événements à prix réduit et partagent des bons plans. Selon l'Union étudiante, les étudiants qui participent à ces réseaux dépensent en moyenne 10 % de moins que les autres.



