À Agde, les taxis se réorganisent face à la concurrence des VTC
Agde : les taxis innovent pour contrer les VTC

Ce mardi 19 mai, les chauffeurs de taxi d'Agde, réunis sous la bannière de la société Agde Taxi, ont partagé un café avec la presse pour faire le point sur leur profession. L'occasion de dresser un état des lieux d'un métier en pleine mutation, confronté à la concurrence des VTC et à une demande touristique croissante.

Un regroupement pour plus de force

Depuis deux ans, cinq indépendants – Florence Quidelleur (surnommée Dora), Jean-François Camarasa, Véronique Collados, Fabrice Fournil et Stéphane Rodier – se sont regroupés sous l'entité Agde Taxi. Ils font partie des treize professionnels titulaires d'une licence à Agde, un sésame obligatoire pour travailler sur la commune. Aujourd'hui, l'acquisition d'une telle licence coûte la somme de 200 000 euros, comme l'a récemment expérimenté Véronique Collados, qui a débuté le 1er mai après une expérience dans une société de VTC.

Une activité saisonnière intense

Jean-François Camarasa, taxi depuis 14 ans, connaît les ficelles du métier. L'hiver, l'activité est plus calme, mais l'été, les chauffeurs enchaînent régulièrement des journées de 12 à 17 heures. Florence Quidelleur, issue d'une famille de taxis, a hérité du surnom de Dora après un changement de coiffure spectaculaire rappelant l'héroïne du dessin animé. Elle souligne que la concurrence avec les VTC, soumis à des règles moins strictes, reste rude.

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L'application Taxi Club comme atout

Pour faire face, les taxis agathois ont adopté l'application nationale Taxi Club, de plus en plus utilisée. Elle permet aux clients de commander un taxi rapidement et offre une transparence sur les prix, réglementés chaque année par la préfecture. Ainsi, une course entre la gare et le Cap d'Agde coûte 22 euros en taxi, contre 84 euros annoncés par un VTC peu scrupuleux l'été dernier. « Les clients veulent de la simplicité et de l'efficacité, quitte à payer un peu plus », explique Véronique Collados.

Des demandes pour améliorer le service

Dans un souci d'organisation, les chauffeurs souhaitent obtenir deux licences supplémentaires auprès de la mairie. Il y en avait onze depuis 1997, et deux ont été créées il y a deux ans. « L'été, nous pourrions tourner 24 heures sur 24 », estime Véronique. Objectif : éviter que des courses soient perdues au profit des VTC ou des chauffeurs clandestins, très présents sur le littoral en été.

Par ailleurs, les professionnels envisagent de demander au maire Aurélien Lopez Liguori un nouvel arrêt de taxis au niveau d'Iconic, sous la pharmacie. Actuellement, trois stations existent : à la gare, au village naturiste et sur l'île des Loisirs. « On fait tellement de courses vers le Cap d'Agde », justifie Florence Quidelleur. Ces ajustements devraient trouver un écho favorable auprès de la municipalité, l'activité des taxis contribuant à l'attractivité touristique de la destination.

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