Une facture exorbitante de 319 euros pour une recharge nocturne à Nice
Un résident niçois, Philippe Malaspina, a subi une mauvaise surprise en février 2026 lorsqu'il a découvert la facture de la recharge nocturne de sa Mini électrique. Stationnée rue de Rivoli à Nice, sa voiture a été branchée sur une borne de la Métropole Nice Côte d'Azur pour une durée de 531 minutes. Le montant final s'est élevé à 319,13 euros, une somme qu'il juge totalement disproportionnée.
« C'est du racket organisé », dénonce l'usager
Philippe Malaspina ne mâche pas ses mots. « À une période où l'on prône les véhicules propres, c'est tout simplement inacceptable », affirme-t-il, visiblement furieux. Il précise avoir utilisé un câble de charge lente et s'attendait à des tarifs bien inférieurs, comparant cette expérience à un stationnement similaire près de la place Masséna, sept fois moins cher. « Je comprends qu'un tarif adapté doit permettre un turn-over des véhicules mais là, on dépasse l'entendement. C'est du racket organisé, un vol pur et simple », insiste-t-il.
Une opacité tarifaire et des démarches infructueuses
Le problème réside dans l'absence d'information claire sur les tarifs. Sur la borne, seul un QR code est visible, obligeant les usagers à se connecter via une application pour connaître les prix. « On est donc obligé d'avoir un téléphone portable et une liaison internet pour vérifier les tarifs ? », s'interroge Philippe Malaspina. Il a tenté de contacter Prise de Nice, le service de recharge de la métropole, sans succès, avant d'envoyer un mail puis un courrier recommandé. Il a également contacté la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, qui a souligné le non-respect des obligations d'affichage des prix.
Détails de la facturation : 60 centimes par minute
L'analyse de la facture révèle un tarif appliqué à la minute, et non au kilowattheure. Philippe Malaspina a été facturé 0,60 euro par minute, pour une consommation de 18,403 kW/h. Or, le site de Prise de Nice indique un tarif de 1 euro par heure en charge lente la nuit, plafonné à 5 euros, très loin des 319 euros facturés. En charge rapide, les tarifs sont plus élevés, mais cette option n'était pas utilisée ici.
Un système de recharge fragmenté et peu transparent
Philippe Malaspina utilise l'abonnement « Mini charging » pour ses recharges, mais explique que son prestataire ne fait que répercuter les frais demandés par le chargeur, sans prendre de commission. « La charge est vraiment imputable à Prise de Nice, qui encaisse la totalité de ce qui est facturé », précise-t-il. Il réclame au minimum le remboursement intégral de la somme, compte tenu du préjudice subi et du temps passé à effectuer des démarches. Malgré nos sollicitations, Prise de Nice n'a pas répondu aux demandes d'explication.
Les implications pour les usagers de véhicules électriques
Cette affaire soulève des questions plus larges sur la transparence tarifaire dans le domaine de la recharge électrique. Les usagers peuvent se retrouver confrontés à des factures surprises en raison de tarifs variables selon les bornes et d'un manque d'information visible. Philippe Malaspina conclut : « Dans une opacité totale, puisque aucune information tarifaire n'est affichée sur la borne, il est difficile pour les consommateurs de faire des choix éclairés ». Cette situation risque de freiner l'adoption des véhicules électriques si des mesures ne sont pas prises pour garantir une tarification claire et équitable.



